Le premier jour, il m’avait dit, embrassant le paysage depuis sa cabane: « Tout est mental ». Et puis, plus tard, lorsque nous fûmes intimes, il m’avait confié que son sadhana** consistait simplement en deux choses : « Observer et comprendre ».
Il y a quelques nuits, enfin, j’ai compris, moi, à quel point cela était important. Tout était là, me suis-je dit, au sortir du sommeil: dans cette évidence philosophique et dans la recherche qui consiste à la découvrir.
Sans jamais avoir prononcé ce mot, Swamiji avait été mon gourou. J’ai dit tant de mal des gourous mais depuis cette récente nuit, plus jamais je ne le ferai. Du moins, de ceux qui le sont sans prétendre l’être et même sans le savoir; et qui vous emplissent pour toute une vie.
*: Tous les détails sur notre rencontre dans l'essai l’autre Rive de nulle part, édité chez Dricot.
**: La pratique spirituelle de chaque jour.
P.S.: Le billet du 15 avril 2007 faisait une déduction volontairement choquante.



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