Une cure de quelques jours d’horizons peu trahis (quelques bateaux…), de silence et peut-être de vent. Je n’emporte que l’ouvrage de Dhiravamsa sur "La Voie du non-attachement", choisi parmi ceux que vous aviez conseillés (voir la liste ici, en bas du commentaire 41) lorsque je vous avais demandé quel livre vous emporteriez dans votre sac de voyage. Je vous laisse avec mes remerciements pour vos lectures et sept fulgurances de plus, qui n’attendent que votre attention et, pourquoi pas, vos commentaires…
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La pratique de la méditation (le sadhana): apprendre à désapprendre.
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Les pensées voilent la Réalité; cette Réalité devient alors le monde tel que notre mental agité le perçoit et le crée.
Ramana Maharshi disait que les pensées atténuent la beauté fondamentale. Pour lui, il n’y avait pas de laideur. Pour lui, tout était pur. Il savait que les pensées sont des impuretés et que le mental est un filtre qui ne laisse passer le Réel qu’à travers les rares moments de total silence et d’extase au sortir desquels des fulgurances, qui en sont le résidu, peuvent être récupérées (pour L’évoquer).
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Tous les discours, même les plus inspirés, sont probablement inefficaces pour vivre cette existence dès qu’il s’agit de nous mener à l’Ultime.
Pour cela, nous avons peut-être besoin d’une discipline de vie dans laquelle, paradoxalement, nous ne recherchons rien. Cette discipline n’est pas un moyen d’atteindre quoi que ce soit. Nous savons qu’il n’y a sans doute rien « à la fin »… le vide seulement.
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Cultiver le désintérêt pour tout résultat. S’accommoder du caractère insensé de l’existence. Côtoyer le silence. Bref, méditer.
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Évoquer le vide (sunyata), c’est arrêter de parler et sombrer dans le silence.
Tout comme peut-être, dans l’espace intersidéral, prendre conscience d’un trou noir, c'est devenir soi-même invisible et silencieux...
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Quand nous avons consciemment et inconsciemment acquis la sagesse de ne vraiment rien rechercher en « méditant », alors, si c’est encore possible, nous pouvons utiliser une méthode pour rendre cette « méditation » plus vide, plus inutile, plus totale encore.
Avant d’atteindre cette sagesse, nous utiliserons des recettes pour arriver à « quelque chose », et celles-ci nous feront vraisemblalement régresser sur ce chemin qui, paradoxalement, pour celui qui est à même de ne rien attendre de sa pratique ou plus exactement de sa non-pratique, est un non-chemin, un non-chemin emprunté par un non-utilisateur.
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Qui sommes-nous?
Se poser cette question, c’est reconnaître notre ignorance. On pressent d’ailleurs que l’on ne pourra sans doute jamais lui trouver de réponse.
Sublime, cette situation.
vous avez dit: