méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Samedi 31 mars 2007

Vivre de façon appropriée, c’est peut-être vivre une vie où les décisions n’ont pas leur place.
Tout vient toujours en son temps avec la sérénité de l’évidence. Quand le futur n’est pas présent, il n’y a pas de place pour l’angoisse. Pas d’inhibition. Tout s’emboîte.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 30 mars 2007

La physique quantique nous dit qu’un phénomène n’existe que s’il est observé.
Dans bien des cas, observer est le résultat d’une décision. À partir du moment où l’homme s’est octroyé le droit d’être là, a-t-il encore celui de ne pas se limiter à ces questions, les seules mystiquement pertinentes: « Pourquoi avoir désiré devenir conscience et décidé de l’être? » et « Est-ce que je désire être conscience maintenant? »?  (À cette dernière, la réalité apparente de notre être semble la plus probante des réponses.)
Tout ceci pourrait éventuellement se résumer par la formule: nous ne sommes que si tel est notre désir.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 29 mars 2007

Tout le monde court et personne n’a jamais l’impression d’arriver.
Le méditant est l’essoufflé* qui dit: « Maintenant c’est fini, vous ne m’aurez pas pour une longueur de plus! »


 



*: Cioran disait que « méditer est un aveu d’essoufflement ». (Aveux et Anathèmes, Gallimard, Arcades, 1987, p. 87)

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 28 mars 2007

« Ce corps est l’arbre Bodhi

ce mental est comme un clair miroir;

tenez-en compte et gardez-le sans cesse propre

et ne laissez aucune poussière s’y déposer. »

Voilà le poème (gatha) que Shen-hsiu  présenta au cinquième patriarche du bouddhisme ch’an, Hung-jen, afin de lui succéder. Mais c’est Hui-neng (638- 713) qui gagna l’épreuve avec celui-ci, en guise de réplique:

« Il n’y a pas d’arbre Bodhi

ni de clair miroir.

Puisque tout est vide,

où la poussière peut-elle se déposer? »

Nihil nove sub sole, les choix philosophiques fondamentaux d’alors sont encore les nôtres aujourd’hui. Nous n’avons rien résolu. Nous n’avons pas fini de méditer sur la réalité de l’arbre, du miroir, de la poussière. Et aujourd’hui encore - comme hier sans doute - que nous sommes loin de ces hauteurs, le plus souvent, quand nous nous regardons dans nos glaces!
Pardonnons-nous seulement jamais à nos parents d’avoir décidé à notre place que le vide ne suffit pas? Nous pouvons nous tenir tous les discours sur le fait que nous leur avons tout pardonné, de leur éducation - fatalement inappropriée pour affronter ce non-vide apparent - au fait de nous avoir livrés au monde, tout cela est balayé dès que nous voyons nos rides dans le miroir, que nous reconnaissons dans ces traits creusés la signature de nos géniteurs et que, pour devoir admettre que nous leur ressemblons, nous nous surprenons à nous haïr. 

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 27 mars 2007

Transcender le paradoxe suivant: ne rien faire tout en vivant l’acte d’être assis. Faire de l’assise une non-assise, faire d’une action une non-action, faire ce qui est ne rien faire.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 26 mars 2007

S’il fallait en croire celui qui prétend qu’il ne peut y avoir méditation quand il y a un effort conscient pour méditer, alors il deviendrait clair que l’assise en silence doit requérir des années de pratique pour devenir une activité naturelle, une seconde nature dans laquelle, même inconsciemment, nous ne recherchons rien.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 25 mars 2007

Méditer pour savoir que nous sommes ou qui nous sommes?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 24 mars 2007

2/2
Par sa nature propre, ce qui se passe ne peut être démontré quand cela se passe dans la conscience du méditant. On peut certes constater scientifiquement des changements particuliers de fréquence d’ondes cérébrales. Mais on ne peut affirmer que le méditant est conscient du changement d’état d’esprit que cette modification de fréquence traduit. Peut-être en est-il conscient, mais s’il veut le prouver, il annihile le changement possible. Il quitte son univers (éventuellement son extase) pour redevenir démonstrateur, comparateur, rationnel.

Tout cela (1/2 & 2/2) pourrait être par ailleurs un sujet de... méditation pour le scientifique, surtout lorsqu’il réalise que tout se passe dans sa conscience d’homme et que ce qu’il observe de façon prétendument objective n’est rien d’autre que sa propre conscience reflétée dans ses instruments de mesure. Mais cela est un autre débat que la physique quantique a introduit depuis longtemps.


 


 

P.S.: Comme hier, désolé pour le titre.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 23 mars 2007

1/2
L'assise méditative serait une activité dont la science ne peut s’occuper. Voici pourquoi.
Supposons que l’on veuille mesurer avec des instruments l’instant où des « choses » se passent dans l’assise en silence. Des « choses » mesurables. Soit, cela est peut-être possible. Mais supposons qu’il faille établir une relation indubitable entre l’instant où la mesure montre que quelque chose se passe et la prise de conscience par le méditant de ce quelque chose qui se passe. Eh bien, cette preuve serait impossible à établir pour la simple raison que le méditant, s’il veut signifier à l’expérimentateur scientifique que quelque chose se passe au moment précis où cela se produit, doit le faire savoir, doit ne fût-ce que bouger un doigt, doit donc adopter une attitude ostensible. Celle-ci empêchera cette « chose » de se poursuivre ou, à tout le moins (et au mieux), lui donnera une tournure tout autre que celle qu’elle aurait prise s’il n’y avait rien eu à signifier. Sauf erreur, cette « chose » est par conséquent absolument indémontrable, elle nous échappera sans cesse, comme nous échappent toujours sur la surface de l’œil ces impuretés que l’on aimerait rattraper par le regard. Voilà pourquoi le méditant ne pourrait être un sujet d’étude pour la science…

 


 

P.S.: On excusera le néologisme du titre.

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Jeudi 22 mars 2007

Ce mental - et « je » pointe le doigt vers « moi » - doit beaucoup méditer; mais il n’est pas nécessaire, « je » crois, de faire cela pour devenir ce que nous sommes.

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Mercredi 21 mars 2007

Qui sommes-nous?
Nous n’avons jamais vraiment résolu ce problème métaphysique fondamental sans doute parce que nous nous attendons à lui trouver une réponse et que nous ne comprenons jamais réellement que les vérités que nous découvrons ne sont rien d’autre que des vérités que nous créons.
L’auteur des lignes qui précèdent, lui-même, n’a pas "réalisé" que ce qu’il venait d’écrire n’était rien d’autre que sa propre création. S’il l’avait compris, l’aurait-il pensé, l’aurait-il mis sur papier? Il se serait contenté du silence, mais pas d’un silence théorique, conceptuel, non, un silence dont on ne saurait parler et dont il ne saurait être question.
Un silence dont il ne saurait être question? Et voilà un concept de plus! Allons, cessons d’approfondir, le puits est sans fond…

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 15 mars 2007

Une cure de quelques jours d’horizons peu trahis (quelques bateaux…), de silence et peut-être de vent. Je n’emporte que l’ouvrage de Dhiravamsa sur "La Voie du non-attachement", choisi parmi ceux que vous aviez conseillés (voir la liste ici, en bas du commentaire 41) lorsque je vous avais demandé quel livre vous emporteriez dans votre sac de voyage. Je vous laisse avec mes remerciements pour vos lectures et sept fulgurances de plus, qui n’attendent que votre attention et, pourquoi pas, vos commentaires…


***


La pratique de la méditation (le sadhana): apprendre à désapprendre.

 

***


Les pensées voilent la Réalité; cette Réalité devient alors le monde tel que notre mental agité le perçoit et le crée.
Ramana Maharshi disait que les pensées atténuent la beauté fondamentale. Pour lui, il n’y avait pas de laideur. Pour lui, tout était pur. Il savait que les pensées sont des impuretés et que le mental est un filtre qui ne laisse passer le Réel qu’à travers les rares moments de total silence et d’extase au sortir desquels des fulgurances, qui en sont le résidu, peuvent être récupérées (pour L’évoquer).

 

***


Tous les discours, même les plus inspirés, sont probablement inefficaces pour vivre cette existence dès qu’il s’agit de nous mener à l’Ultime.
Pour cela, nous avons peut-être besoin d’une discipline de vie dans laquelle, paradoxalement, nous ne recherchons rien. Cette discipline n’est pas un moyen d’atteindre quoi que ce soit. Nous savons qu’il n’y a sans doute rien « à la fin »… le vide seulement.

 

***

 

Cultiver le désintérêt pour tout résultat. S’accommoder du caractère insensé de l’existence. Côtoyer le silence. Bref, méditer.

 

***

 

Évoquer le vide (sunyata), c’est arrêter de parler et sombrer dans le silence.
Tout comme peut-être, dans l’espace intersidéral, prendre conscience d’un trou noir, c'est devenir soi-même invisible et silencieux...

 

***

 

Quand nous avons consciemment et inconsciemment acquis la sagesse de ne vraiment rien rechercher en « méditant », alors, si c’est encore possible, nous pouvons utiliser une méthode pour rendre cette « méditation » plus vide, plus inutile, plus totale encore.
Avant d’atteindre cette sagesse, nous utiliserons des recettes pour arriver à « quelque chose », et celles-ci nous feront vraisemblalement régresser sur ce chemin qui, paradoxalement, pour celui qui est à même de ne rien attendre de sa pratique ou plus exactement de sa non-pratique, est un non-chemin, un non-chemin emprunté par un non-utilisateur.

 

***


Qui sommes-nous?
Se poser cette question, c’est reconnaître notre ignorance. On pressent d’ailleurs que l’on ne pourra sans doute jamais lui trouver de réponse.
Sublime, cette situation.

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Mercredi 14 mars 2007

Peut-être ne devrions-nous jamais adopter de position sur ce qui nous dépasse. Surtout quand il s’agit du divin. La non-pensée y est sans doute l’attitude juste. « Comprendre, mais pas juger », disait Simenon.
Comprendre, ce serait ne pas juger et ne pas juger, ce serait comprendre. Cette maxime deviendrait alors l’exemple essentiel de l’équivalence parfaite.

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Mardi 13 mars 2007

Réaliser l’existence d’innombrables niveaux de conscience, voilà sans doute le premier pas vers la tolérance.
Car les problèmes de communication viennent le plus souvent du simple fait que nous refusons de voir, de comprendre et d’admettre que nous ne sommes pas au niveau de conscience de notre interlocuteur.





P.S.: Hier soir, sur arte, Philip E. Johnson, considéré comme le père la théorie dite du « dessein intelligent » et Richard Dawkins, défenseur de celle de l’évolution, étaient en désaccord. Question d’opinion, là, moins que de niveau de conscience.
L’émission, bien que rigoureuse, n’a pas tenu toutes ses promesses, cela dit. Ce sujet méritait une ouverture plus qu'une couverture. Arte nous a habitué à du moins conventionnel, me semble-t-il.

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Lundi 12 mars 2007

Connaître toutes les différences et n’en faire aucune.

 

 

 

P.S. : Ce soir, sur arte, une émission à écouter et à méditer: Dieu contre Darwin. La science en guerre?

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Dimanche 11 mars 2007

Tout comme la Réalité Ultime ne pourrait être définie que par ce qu’elle n’est pas*, l’expérience de l’extase ne pourrait être qualifiée que comme étant celle de la réalité du non-ego: ce serait donc une non-expérience, de nature ineffable.




 


*: Neti neti, ni ceci, ni cela. Mais le grand Shankara (788 - 820) disait aussi qu’elle est satchitananda (essence, conscience, extase), ce qui est peut-être déjà trop.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 10 mars 2007

La méditation nous apprend qu’il y a d’innombrables niveaux de conscience. En voici deux, à titre d’exemple.
Depuis l’un, on dira qu’il faut une côte (l’effort) avant la descente (le laisser-faire propre à l’extase). C’est ce que nous enseignent la plupart des « maîtres spirituels ». Faites effort, persévérez sans relâche dans votre recherche de la Réalité, disent-ils.
Depuis l’autre, on percevra qu’en enseignant cela les « maîtres » construisent une côte illusoire dans le mental du disciple. Et le sommet s’éloigne toujours un peu plus dès qu’on pense l’atteindre, comme un mirage, comme sa propre ombre que l’on désire rattraper.
Et si l’on était depuis toujours sur la descente, depuis l’éternité de la conscience*? Il suffirait alors de se laisser emporter par la pente dès cet instant. Surtout, ne pas essayer.





*: Comme le cycliste qui, dans une longue descente, se rend compte qu’en pédalant il ne va aucunement plus vite.

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Vendredi 9 mars 2007

L’extase correspond à un saut quantique du niveau de conscience. Et bien entendu, comme tout niveau de conscience, nous ne pouvons le « connaître » qu’en y étant.
En matière de mysticisme, ignorants du but, nous ne pouvons à l’évidence souhaiter atteindre une destination connue. Changer de niveau de conscience est donc toujours là une activité non délibérée.
La transcendance de la volonté ne pourrait-elle être considérée comme la clé de l’extase?

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Jeudi 8 mars 2007

Méditer, ce serait, même sans le savoir ou le vouloir, tendre vers l’ambition suprême*, peut-être irréalisable: être vivant.
Le sont-ils, vivants, ceux qui vivent de regrets et d’espoirs, ceux qui ne connaissent pas le présent?





*: L’ambition suprême, celle de ne rien déplorer ni rechercher, d’être branché au réel, emballé de silence, de n’avoir pas d’ambition.

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Mercredi 7 mars 2007

2/2
... Le temps qu’il faudra pour que la vallée voie ses eaux retrouver leur cours naturel après la destruction du barrage dépend de la hauteur qu’avait celui-ci, symbole ici de ténacité de l’effort, du désir de Vérité.
Les eaux redevenues placides ne seraient cependant plus celles du barrage. Bien qu’elles ne « voient » aucune différence (la comparaison étant étrangère, selon toute vraisemblance, à la sensation de Brahman évoquée hier en note) avec ce qu’elles ont connu quand elles étaient retenues, il y en aurait une, et de taille: elles seraient libres et rien ne barrerait plus leur cours.
L’effort, le désir (même de Vérité), le mental, le temps, l’ego…: tous concepts semblables en cela qu’ils exprimeraient l’idée d'entrave.




 

P. S.: Une délivrance encore, bien que d'un tout autre ordre: celle d'un sociologue qui posait à la philosophie des questions de poète, dont on apprend le décès. Jean Baudrillard. Un intellectuel habité. Le dernier peut-être.

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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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