Le silence était important pour John Cage. Il l’a non seulement joué mais après du Cage le silence c’était encore du Cage.
Connaisseur, et en absence et en silence, Wittgenstein présentait son chef-d’œuvre Tractatus logico-philosophicus de la façon suivante (selon Tahar Ben Jalloun dans le Monde du 18 septembre 1998) :
« Mon ouvrage comporte deux parties: celle qui est présentée ici, et tout le reste que je n'ai pas écrit. Et c'est justement cette seconde partie qui importe. » Dans cette première partie un aphorisme disait notamment : « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence. »
Quant au méditant, ce qui lui donne sens c’est peut-être bien une certaine façon d’être là qui chante l’absence et l’attention, et cela sur une musique de silence.
P.S.: Le billet du 6 février 2007 parlait de samyama.



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