méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

Février 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29    
<< < > >>

Vendredi 29 février 2008
En recueillant la sève de bouleau sous un ciel de plus en plus menaçant, je me parlais à moi-même.
J’étais en compagnie. J’étais à la fois le maître et le disciple. Nous nous apprêtions à rentrer. Le disciple posa au maître une question intellectuelle, intéressante par ailleurs, à laquelle le maître, pressant le pas, répondit:
- En hiver, les bois ne protègent pas de la pluie.
Je ne pouvais imaginer réponse plus adéquate et exacte à la question imposée.




P.S.: Le billet du 29 février 2007 n’existe pas et pour cause. A sa place, pourquoi alors ne pas prendre connaissance des premiers billets de ce blog? C’était il y a… bien longtemps.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Jeudi 28 février 2008
Ce n’est pas tous les jours aujourd’hui. C’est sans doute pour en arriver à comprendre (peut-être) un jour cela que le méditant s’exerce d’abord avec les secondes, chaque seconde, l’une après l’autre.




P.S.: Je me souviens de ce billet intitulé pacifisme comme si je l’avais écrit hier. Mon Dieu, c'était il y a un an!
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Mercredi 27 février 2008
Méditation matinale dans le train. Ai fermé les yeux pendant quinze « bonnes » minutes et pensé: « La méditation, c’est, quand nous fermons les yeux, faire (parfois) autre chose que dormir. Un travail reposant mais pas du tout passif. Quel bonheur de connaître une telle pratique... »




P.S.: Le billet du 27 février 2007 parlait d’excentricité, d’amour et d’autres choses un peu moins importantes...
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Mardi 26 février 2008

Méditer, est-ce apprendre ou apprendre à apprendre ?
Méditer, est-ce apprendre ou apprendre à apprendre à appendre à apprendre, etc… ?
Méditer, est-ce apprendre ou apprendre à apprendre à appendre à apprendre, etc… jusqu’à l’infini ou jusqu’à réaliser que l’on ne sait rien ?
Méditer, est-ce, ayant réalisé que l’on ne sait rien encore et que ce sera toujours nécessairement le cas, s’en contenter ou poursuivre quand même, vouloir encore et toujours apprendre ?




P.S.: Le billet du 26 février 2007 parlait de choix.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander

Lundi 25 février 2008

Méditer ne sera jamais à la mode. Une réalité qui indiffère celui qui médite, plus que tout autre.




P.S.: Bref comme celui-ci, le billet du 25 février 2007 parlait de présomption.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Dimanche 24 février 2008

Il faudra d’abord se jouer des pièges du new age en ses multiples mirages fertilisant le moi (yogas sauce curry doux compris). Pour, en passant peu à peu de l’aspiration au bien-être à l’aspiration au bien être, accéder au monde du silence.




P.S.: Combien de temps s'asseoir pour méditer? Le billet du 24 février 2007 parlait de latitude.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Samedi 23 février 2008
Il est dit qu’un jour, lors d’un satsang avec le Bouddha, un oiseau vint se poser sur une branche près du groupe. Son chant était si prenant que chacun l’écouta, émerveillé, littéralement ravi. Lorsqu’il s’envola, le Bouddha ne prononça qu’une parole :
- Le discours du jour est terminé.
Il joignit les mains en un anjali mudra, gratifia chacun de son énigmatique sourire et leva la séance.
Ce matin, bien avant la clarté, un merle a chanté le premier printemps. Le méditant se dit que c’était bien tôt, que les saisons n’étaient plus ce qu’elles étaient. Mais surtout, que comme cet autre auquel il avait pensé, c’était là un discours parfait.




P.S.: Le billet du 23 février 2007 parlait de délestage.
par Marc publié dans : actualité
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Vendredi 22 février 2008
Pour ceux qui travaillent tous les jours, la méditation matinale requiert sans doute l’emploi d’une clé pour entrer en soi. Cette clé peut être un mantra que l’on répète, un mandala que l’on fixe ou encore l’observation de sa respiration. Mais la clé n’est pas l’intérieur. Dès que nous sommes entrés, la clé est déposée. La porte une fois fermée, qui garde la clé en poche?
Ce n’est que si nous menons une vie de renoncement* que nous n’avons plus besoin après un certain temps - dépendant de la qualité de notre pratique (sadhana) - d’une clé pour entrer en nous: nous y sommes tout le temps.
Le troisième âge de la vie, quand nous n’avons plus à nous battre pour survivre, correspond aussi à cette entreprise - un peu tardive sans doute pour le bien du mental qu’il convient de purifier - de relation intime avec notre monde intérieur, cette contrée où naissent les pensées qui déterminent notre regard sur le monde.




*: Sannyas, le renoncement, veut dire cela: le retrait du monde où vivent la plupart de ceux qui « gagnent leur vie ».
P.S.: Le billet du 22 février 2007 parlait de relâche.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Jeudi 21 février 2008
Toute chose étant par son contraire, la tragédie de savoir qu’il va mourir serait le pendant obligé de la possibilité qui est donnée à l’homme d’accéder à la transcendance, transcendance qui, vue sous cet angle, pourrait être considérée comme un affranchissement de la fatalité de renaître, un billet d’entrée pour le paradis de la paix éternelle.




P.S.: Le billet du 21 février 2007, intitulé éclipse, marchait dans les pas de Vladimir Nabokov et de Robert Doisneau pour faire l’apologie le l’intériorité.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 20 février 2008

La grande tragédie de l'homme, c'est peut-être qu'il veut jouir de l’envie qu’il s’emploie à susciter, bien plus que de l’objet même de cette convoitise, à savoir cet état d’esprit enviable qu’il prétend connaître. Il s’interroge d’ailleurs peu sur celui-ci. Sa réalité, ne serait-ce pas pourtant là le mythe premier de sa vie, l’illusion fondamentale?
Il lui reste, semble-t-il, tant à apprendre. Et notamment, sans doute, que le sens de la vie est une affaire interne: une certaine forme de consommation des heures, un éveil à une jouissance en soi-même et non par les autres, une extase qui ne fait pas d’envieux, bref l’inexorable contraire de l’ostentation.




P.S.: Le billet du 20 février 2007 parlait de perspicacité. Vous verrez, c’était dans la même veine que le billet d’aujourd’hui.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Mardi 19 février 2008
Ce billet est sans importance. Voici pourquoi :

Je me suis fait tagué par mon ami Yog :
"Alors les règles du tag :
* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées"

 Six choses/habitudes/tics non importants sur moi-même :

1) Comme je suis philosophe (c’est sans importance mais je vais me faire prendre : je vais prendre au sérieux ce travail, narcissisme quand tu nous tiens !), je réfléchis sur tout : Par exemple, cela veut dire quoi "non important" ? Si c’est non important ce que l’on me demande, quelle importance d’en parler ? Ce ne serait pas que l’on nous convierait à dire des choses sur nous que l’on veut faire passer pour non-importantes ? Bah, on s’en fiche !
2) J’ai bien connu un petit-fils de Gandhi, Ramachandra. Il enseignait la philo à Shantiniketan. En 87, on discutait souvent en se baladant sur les rives de l’Adyar au Sud de Madras (maintenant Chenaï). Tout le monde s’en fiche !
3) J’ai été un fan de J. Krishnamurti. Jusqu’à ce que je lise le bouquin de Radha Rajagopal Sloss. J’ai alors réalisé que je m’étais bien fait avoir ! Mais on s’en fiche !
4) La seule pièce dans laquelle j’aie jamais joué s’appelait « Blanche Neige et les sept nains ». Je vous laisse deviner quel rôle j’avais (non, ce n’était pas Blanche Neige, d’ailleurs on s’en fiche).
5) Ricardo est le nom de mon chat. J’aime beaucoup l’accent (et le radicalisme) de Riccardo Petrella. Je n’ai mis qu’un c à mon Ricardo parce qu’il n’a pas d’accent, lui. Mais on s’en fiche, hein !
6) J’ai mangé du chien aux Philippines, à Luzon. C’était il y a longtemps, du temps où les guérisseurs étaient à la une. Maintenant je tire mes protéines des légumineuses. On s’en fiche! (Sauf les chiens.)
7) J’ai failli sombrer entre Rodos et Marmaris et entre Sibolga et Telukdalam. Ah, ces bateaux de fortune sur les chemins de traverse du monde ! On s’en fiche encore !
8) Zut, je suis déjà à huit (je m’en fiche). Bon, je passe le flambeau à quelques victimes dont j’aimerais savoir certaines choses, mine de rien, même (et surtout) si elles s’en fichent: Céleste, Eric, Genfi, Joruri, Caillou et tiens tiens, Marie-Claude, elle n’est jamais d’accord avec moi, Marie-Claude.

par Marc publié dans : à propos de l'auteur
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander

Mardi 19 février 2008
Au plus haut point du royaume de la Perfection,
Il n’y a ni « moi » ni « autrui » :
Lorsque nous voulons l’identifier directement,
Nous ne pouvons que dire : « Pas deux ».*
C’est Seng-t’san, un patriarche bouddhiste qui dit cela dans le Shinjin-No-Mei (strophe 25); et D. T Suzuki a raison de souligner l’analogie entre le « Pas deux » qui clôture cette strophe célèbre et le « Tat tvam asi » de l’advaïta vedanta, la philosophie indienne de la non-dualité : Tu es Cela.
Les écoles bouddhiques et brahmaniques se sont influencées à travers les siècles. Il y a eu dialogue, débat d’idées.
Et même si elles ne dédaignent pas l’expérience personnelle d’investigation des états de la conscience, ces philosophies orientales (il y en a d’autres encore…) n’ont jamais fait l’impasse sur la rationalité et la logique. Leur sophistication est souvent exquise.
Quelques lectures - comme celle de D.T. Suzuki (1870 – 1966) - convaincraient facilement ceux qui, à la suite d’Heidegger et de tant d’autres, ne voient encore que la Grèce comme berceau de la philosophie…




*: Manuel de Bouddhisme Zen, D. T. Suzuki, Dervy-Livres, Paris, 1974, p.82.
P.S.: 51 personnes avaient répondu à l’enquête du 19 février 2007 : « Quel unique livre emmèneriez-vous si vous vous embarquiez pour un long voyage ? » La liste avait été dressée après le commentaire 41.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Lundi 18 février 2008
Pensons à la difficulté qu’il y a à rester concentré sur tout Ceci* et son pourquoi. Voilà sans doute pourquoi nous devons apprendre à nous focaliser. Patanjali disait:
« Le flot ininterrompu du mental dirigé vers un objet choisi est méditation. » (Yoga sutra, III, 2)
Et si l’objet choisi est le grand mystère d’un monde apparemment là (le tout Ceci précité) et apparemment là pour quelque chose, l’esprit devient silence, sa méditation se fait sur le grand vide. N’est-ce pas pour cela que Patanjali lui donne alors un autre nom: samadhi?
Il prétend en tout cas qu’il s’agit de l’étape suivante et même de l’étape ultime dans l’approche spirituelle du méditant (sadhaka). Ses incertitudes ayant fait place à de la sérénité, il aura alors atteint son but, affirme-t-il.




*: Le monde phénoménal.
P.S.: Le billet du 18 février 2007 prolongeait celui du 17 et évoquait l’alternative courageuse choisie par le chercheur du Chemin.
par Marc publié dans : yoga
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Dimanche 17 février 2008
Méditer: diriger des tornades pour détruire des champs... de pensées.





P.S.1.: Le billet du 17 février 2007 évoquait la mémoire d’un tout grand homme: Lewis Thompson. Vous connaissez?
P.S. 2 : Et comme c’est dimanche, que Marc (Ysaye bien sûr) a vingt ans (quand on aime…) et que le dimanche, il nous fait mieux que la messe, je vous offre dix minutes trente de bonheur.

par Marc publié dans : musique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Samedi 16 février 2008
La chose peut-être la plus difficile à réaliser, c’est que notre vie serait infiniment légère si on en comprenait indubitablement le sens, quel qu’il soit (au moins on serait fixé sur les buts (s’il en a) de ce créateur (s’il existe)).
Nous nous attellerions à la tâche, déjà allégés…




P.S.: Le billet du 16 février 2007 hasardait trois propositions. A vous de voir.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Vendredi 15 février 2008
Voir le monde depuis soi ou se voir à travers le monde qui serait soi?




P.S.: Le billet du 15 février 2007 parlait d’ajustement. Utile, me semble-t-il, pour méditer sur la fulgurance du jour.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Jeudi 14 février 2008
L’extase: une exquise paralysie de l’esprit. Sciemment souscrite et  librement consentie.




P.S.: Le billet du 14 février 2007 émettait une hypothèse sur la tragédie de l’homme. Cela dit, c’est aujourd’hui la fête des amoureux. N’oubliez surtout pas de lui dire pourquoi votre vie est belle…
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Mercredi 13 février 2008

Déplacer des montagnes ou les contourner. En se vidant l’esprit.




P.S.: Le billet du 13 février 2007 parlait de la grande infortune de l’Occident.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Mardi 12 février 2008
3/3
Un troisième comparse, connu des deux premiers*, avait eu comme eux en un merveilleux flash, la lumineuse certitude venue du plus précieux de lui-même, que ce que le mental désire, c’est le calme.
Un jour, il sortit de son mutisme et leur dit:
- L’illumination peut prendre de nombreuses formes.
Puis il entra à nouveau en silence. Nul ne sut ce qu’il pensa ensuite ni même s’il pensait encore.




*: Voyez les billets de hier et d'avant-hier.




P.S.: Le billet du 12 février 2007 parlait de dépassement.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Lundi 11 février 2008
2/3
La découverte fondamentale que ce que le mental désire c’est le calme, un autre sage, ami du premier*, l’avait faite aussi. Mais peut-être avait-il trop voulu s’en satisfaire. Quoi qu’il en soit, l’illumination chez lui avait ouvert une brèche que rien, jamais, ne put colmater: sa vie durant, son mental alla de découverte en découverte, d'illumination en illumination, si l’on ose dire.
Etait-ce mieux que ce calme qu’il avait cherché à retenir? Qui sait?




*: Relisez le court billet de hier.




P.S.: Le billet du 11 février 2007 parlait de repli.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

Cliquez ici pour recommander ce blog

recherche (mot-clè)

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog maison et décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus