Regardez autour de vous et vous verrez partout de ces cadres dynamiques et joliment cravatés (pour compenser sans doute un teint souvent blafard), en train de s’affronter sur les champs de bataille du marketing avec un vocabulaire de soldatesque: ils remportent des marchés, terrassent des rivaux, tuent la concurrence…
Et quand, pour se reposer quelque peu, ces héros du libéralisme font du sport ou le commentent, c’est le même répertoire agressif. Il y aurait là aussi tout un lexique à dresser de leurs expressions guerrières (où dans le dur combat pour le podium et le pactole, le v de victoire succèdera au a d’adversaire en passant par le e d’élimination).
Il semble que, décidément, ce qui manque le plus à l’humain moyen - des deux sexes depuis que la pretty woman est devenue « dynamique » et belliqueuse elle aussi - en temps de paix relative, c’est... la guerre.
Comment suggérer à celui-ci que l’affrontement n’est pas tout et qu’apprivoiser le silence, malgré le courage que cela demande, est une alternative aux "profits" non négligeables (dont le moindre serait déjà de redonner un épiderme avenant)?



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