méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

par catégorie:

au fil des jours:

Janvier 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Jeudi 4 janvier 2007

Avant de considérer le caractère illusoire de l’ego que la cessation de l’activité de penser introduira peut-être et rendra manifeste, il faut sans doute d’abord apprendre à bien penser, c’est-à-dire à penser par soi-même.
Pour cela, peut-être serait-il bon, avant tout, de procéder à une enquête (méditer a aussi le sens d’enquêter) afin de bien faire la différence entre ce que nous croyons réellement et ce qui nous a été « suggéré » par les conditionnements qui de partout nous agressent. Il faudrait aussi faire la chasse aux vérités inaltérables, aux idées toutes faites, aux opinions générales, aux concepts bateau.
Revenus victorieux de tout cela, nous pourrions alors nous attaquer à des conditionnements plus résistants encore. En voici quelques uns, en commençant par les moins coriaces: la dictature du désir, la consistance du temps, l’inéluctabilité de la pensée et enfin, enfin, la réalité de l’ego, l’illusion première qui, selon certains, serait à l’origine de toutes les autres.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

Cliquez ici pour recommander ce blog

recherche (mot-clè)

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus