Avant de considérer le caractère illusoire de l’ego que la cessation de l’activité de penser introduira peut-être et rendra manifeste, il faut sans doute d’abord apprendre à bien penser, c’est-à-dire à penser par soi-même.
Pour cela, peut-être serait-il bon, avant tout, de procéder à une enquête (méditer a aussi le sens d’enquêter) afin de bien faire la différence entre ce que nous croyons réellement et ce qui nous a été « suggéré » par les conditionnements qui de partout nous agressent. Il faudrait aussi faire la chasse aux vérités inaltérables, aux idées toutes faites, aux opinions générales, aux concepts bateau.
Revenus victorieux de tout cela, nous pourrions alors nous attaquer à des conditionnements plus résistants encore. En voici quelques uns, en commençant par les moins coriaces: la dictature du désir, la consistance du temps, l’inéluctabilité de la pensée et enfin, enfin, la réalité de l’ego, l’illusion première qui, selon certains, serait à l’origine de toutes les autres.



vous avez dit: