Une politique humaine de l’autruche.
Selon certains, les problèmes névrotiques de l’homme auraient pour raison d’être de lui faire ignorer qu’il en existe d’un autre ordre - de l’ordre de l'existentiel - où la souffrance est encore plus accablante. Ce recouvrement d’un type de souffrance par un autre constituerait un réflexe de défense de l’espèce humaine qui, dans son ensemble, préférerait la névrose au questionnement existentiel car ce dernier, s’il était sérieusement poursuivi, l’amènerait tôt ou tard à ne plus pouvoir ignorer l’absurdité de son existence et la férocité de son Créateur.
Toujours selon les mêmes, ce serait comme si l’homme refusait d’utiliser ce néocortex tellement sophistiqué dont il est le propriétaire privilégié et dont l’assignation naturelle semble être la contemplation intense des abîmes métaphysiques où s’unissent et fusionnent dans un orgasme infini le monde et sa conscience.
Ce serait comme si l’humain refusait de devenir humain, de devancer l’animal en lui (qui se sert de son cerveau dit ancien) pour faire face à sa vocation de transcendance. Étrange repli, pensent-ils encore. Et de se demander: la vérité en vue serait-elle trop terrible?
P.S.: Le billet du 25 janvier 2007 évoquait nos recherches.

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