méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Jeudi 31 janvier 2008
« Quand je marche, je marche; quand je dors, je dors; quand je mange, je mange; quand je fais l’amour, je fais l’amour », dit le sage.
- Et quand vous vous asseyez ? » lui demande-t-on.
- Devinez », réplique-t-il.
Ce mental-là, quoi qu’il fasse, crée.




P.S.: Le billet du 11 janvier 2007 parlait de neutralisation.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 30 janvier 2008
Ce voyageur revenu de toutes les aventures et encore étonné d’avoir survécu, voulait enfin poser son sac et s’adonner à la contemplation.
Mais à considérer l’état de la terre humaine (polluée, surpeuplée, soldée au diable pour trois « divins » dollars, devenue inhospitalière), il ne put plus espérer trouver un lieu aussi proche que possible du paradis. Il n’y en avait plus.
Il dut alors prendre le problème par l’autre bout et chercher un lieu aussi éloigné que possible de l’enfer. Et même cela, ce ne fut facile.
Qu’avait-on fait de cette planète jadis si sacrée sur laquelle il avait tant marché?





P.S.: Le billet du 30 janvier 2007 dédramatisait la pensée: orientations.

par Marc publié dans : actualité
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Mardi 29 janvier 2008
Le doigt pointé
vers la lune
Les religions monothéistes
(un Dieu et son livre)
seraient des religions du doigt.
Les autres (animistes, polythéistes, athéistes)
seraient des religions
de la lune.

 La lune serait la lune et le doigt.
Le sens du divin
serait celui de chaque instant.
Son odeur résiderait
dans toute fleur.
Et la lune serait le doigt.
Et la fleur serait la lune.
Dieu ne serait pas extérieur
à nous.
Il serait le silence qui
n’écrit pas de livres.




P.S.: Comme la veille, le billet du 29 janvier 2007 d’orientations.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 28 janvier 2008

Nous croyons parfois être assez sages pour donner des conseils aux autres. Cette attitude révèle en fait notre immaturité. Il nous reste du chemin à faire avant de voir que tout se vaut et que le silence suffit.




P.S.: Le billet du 28 janvier 2007 d’orientations.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 27 janvier 2008
La méditation, c’est de la souffrance non subie.





P.S.: Le billet du 27 janvier 2007 concluait - en beauté, me semble-t-il - une série de trois fulgurances sur les plus excentriques de nos recherches.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 26 janvier 2008

En hatha yoga, l’esprit n’est pas à la performance, à la recherche du toujours plus fort, moyennant un entraînement douloureux; mais il est vrai qu’à répéter les mêmes postures (asana),  les yogi en arrivent à les faire si aisément que pour étirer encore leurs muscles et solliciter leurs articulations*, il leur faut passer à des postures plus « difficiles ». Ce passage est naturel. Il ne résulte pas d’un asservissement à un idéal de progrès.
Que penser alors de ces écoles de hatha yoga prisées par les Occidentaux qui prétendent que le progrès dans la posture est toujours souhaitable, qu'il n'y a jamais de fin à l'apprentissage de l'asana?

Arrive un moment où le corps est parfait pour la méditation: le dos est sans douleurs, les jambes sont parfaitement cassées, obéissantes et patientes, la respiration est naturelle. Pourquoi vouloir encore aller plus loin? N’est-il pas temps de changer d'ouvrage, de s'occuper de l'esprit, à présent que le corps ne se rappelle plus à lui dans l'assise en silence d'avant la première pointe du jour?
C'est le temps où les fruits de l'effort ont mûri, maintenant il s'agit peut-être de les cueillir. Asseyons-nous dès lors. Fini le temps des contorsions dont l'ego est si fier et qui le construisent. Asseyons-nous, simplement, et voyons où en est l'esprit.




*: Et cela avec la concentration requise, dont l'apprentissage constitue le véritable enjeu de la pratique et sa seule raison d’être, vraisemblablement, si tant est qu’on la considère dans sa dimension ésotérique: une préparation de la méditation.




P.S.: Comme la veille mais sous un angle différent, le billet du 26 janvier 2007 évoquait nos recherches.

par Marc publié dans : yoga
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Vendredi 25 janvier 2008
3/3
Une politique humaine de l’autruche.
Selon certains, les problèmes névrotiques de l’homme auraient pour raison d’être de lui faire ignorer qu’il en existe d’un autre ordre - de l’ordre de l'existentiel - où la souffrance est encore plus accablante. Ce recouvrement d’un type de souffrance par un autre constituerait un réflexe de défense de l’espèce humaine qui, dans son ensemble, préférerait la névrose au questionnement existentiel car ce dernier, s’il était sérieusement poursuivi, l’amènerait tôt ou tard à ne plus pouvoir ignorer l’absurdité de son existence et la férocité de son Créateur.
Toujours selon les mêmes, ce serait comme si l’homme refusait d’utiliser ce néocortex tellement sophistiqué dont il est le propriétaire privilégié et dont l’assignation naturelle semble être la contemplation intense des abîmes métaphysiques où s’unissent et fusionnent dans un orgasme infini le monde et sa conscience.
Ce serait comme si l’humain refusait de devenir humain, de devancer l’animal en lui (qui se sert de son cerveau dit ancien) pour faire face à sa vocation de transcendance. Étrange repli, pensent-ils encore. Et de se demander: la vérité en vue serait-elle trop terrible?




P.S.: Le billet du 25 janvier 2007 évoquait nos recherches.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 24 janvier 2008
2/3
L’Inde nous dit que sur le chemin il faut en premier lieu s’étudier et se comprendre, soi et sa souffrance névrotique. Les premiers temps de la méditation seront donc essentiellement d’ordre auto-psychanalytique.
Son assise, par la suite, le méditant en fera un temps de réflexion sur sa conscience et le monde qu’elle constate (et dont la signification lui échappe). Sa souffrance névrotique (qu’il n’a pas pour autant parfaitement vaincue) l’intéressera alors moins que sa souffrance existentielle; son sujet de méditation sera alors ce que le désintérêt relatif pour la contemplation de sa personne lui laisse comme champ libre pour des préoccupations métaphysiques; bref, ses préoccupations psychologiques (étude de soi) feront place progressivement à des préoccupations philosophiques (étude du soi, ou du Soi, si l’on préfère). Et en la matière, il sera d’autant plus tolérant pour les idées des autres que dans sa démarche initiale, il a bien réalisé le caractère relatif de toute conclusion qui peut naître de lui.




P.S.: Le billet du 24 janvier 2007 initiait une autre réflexion sur la concentration du méditant.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 23 janvier 2008
1/3
La seule façon de vaincre les souffrances névrotique et existentielle serait peut-être de se demander pourquoi nous souffrons, donc qui souffre.
Le résultat n’est pas garanti, mais que pouvons-nous faire d’autre? Chercher qui souffre, n’est-ce pas déjà guérir un peu?




P.S.: Le billet du 23 janvier 2007 parlait de la concentration.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 22 janvier 2008

Qui sommes-nous qui méditons, pensons, respirons? L'Ultime nous meut. L'Ultime est notre moteur. Est-ce si difficile de s’en imprégner? Est-ce si difficile à réaliser?




P.S.: Le billet du 22 janvier 2007 touchait un mot de ces lieux où il faudrait résider…

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 21 janvier 2008

2/2
c) La pensée religieuse relèverait, elle, de l’esprit grégaire et donc aussi de l’instinct de survie.
d) Quant à la pensée créative, elle serait le pont - souvent diaphane - entre le trivial et l’esprit... Il est si délicat d’en bien parler…
e) Et enfin la pensée mystique, qui se caractériserait, elle, par son impossibilité d’être... caractérisée. C’est là, peut-être**, que l’homme se différencie des autres espèces***. C’est là qu’il donnerait vie à l’esprit et le reflèterait... Cette pensée-là n’empêcherait pas la conscience de prendre naissance. Pour le reste, impossible, vraisemblablement, d’en bien parler.




**: Jamais le « peut-être » n’a été plus nécessaire.
***: De la plupart, faudrait-il peut-être dire, mais qu’en est-il du dauphin par exemple?




P.S.: Le billet du 21 janvier 2007 évoquait cinq lieux où souffle l’esprit.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 20 janvier 2008

Des sortes de pensées:
1/2
a) La pensée sophistiquée serait l’outil spécifique de l’humain pour assurer sa survie.
Notre pensée calculatrice et notre faculté d’inventer un futur (illusoire mais utile à court terme*), ce seraient là nos spécificités: la girafe a un long cou; la tortue, une carapace; l’homme, un esprit prévoyant.
b) Les pensées rationnelles, logiques, abstraites, scientifiques quant à elles, seraient des prolongements de cette pensée calculatrice (qui, comme elle, ne se cultiveraient que dans la froideur). Toutes, elles peuvent sans doute être envisagées avec le recul du méditant qui observe ses pensées de façon détachée - le détachement étant une modalité de la pensée parmi d’autres, mais pas exactement du même « niveau », une modalité moins subjective et plus inclusive…




*: Comme on pose parfois l'existence d'une quantité virtuelle (par exemple des deux côtés du signe = ) dans une résolution de problème pour arriver à bout de celui-ci. Ici, on pose l'existence du temps: demain l'auroch repassera par ici, on creuse une fosse et il tombera dedans.




P.S.: Le billet du 20 janvier 2007 s’intitulait extrapolation et s’inquiétait des conséquences du stress à l’échelle de l’humanité d’aujourd’hui.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 19 janvier 2008

Il semble que notre seule préoccupation devrait être: vous d’abord.
Et le monde serait meilleur*; pas parfait, la seule perfection étant sans doute dans l'inexistence, mais meilleur.




*: Pour un certain état des lieux de ce monde ô combien perfectible, tendez l’oreille demain, dimanche à 11h00 sur Espace2. Jean Ziegler vous informera.




P.S.: Le billet du 19 janvier 2007 parlait d’un néologisme dont je ne suis pas peu fier d’être l’inventeur: le blackin.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 18 janvier 2008

L’écrivain relit sur l’écran son dernier paragraphe. Il le juge mauvais. Delete. L’avant dernier. Mauvais aussi. Delete. Et ainsi de suite. Jusqu’aux premiers mots. Qu’il efface, eux aussi. Jusqu’au fichier. Jusqu’au logiciel. Jusqu’à l’ordinateur. Jusqu’à son siège. Jusqu’à lui.
La méditation, ce serait un peu faire comme ça. Soustraire jusqu’à l’essentiel dont il ne peut être rien dit, écrit, pensé.




P.S.: Le billet du 18 janvier 2007 parlait de rapprochements.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 17 janvier 2008
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Au kiosque, ce jeudi, ce côtoiement fortuit d'hebdomadaires semblait vouloir dire quelque chose
  du monde et de ses usages…

 

par Marc publié dans : actualité
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Jeudi 17 janvier 2008

Il y aurait écran et écran (comme il y aurait présent et présent: une autre ambiguïté révélatrice).
L’écran (d’ordinateur, de télévision et de tous les « portables ») est aussi un écran en cela qu’il s’interpose entre l’utilisateur et le réel*,  réel qu’ainsi il dissimule, voire obstrue; et dont il isole, voire prémunit, ou encore « protège ».
L’illusion fondamentale (maya) de la philosophie de la non-dualité (advaïta vedanta) a aujourd’hui un autre nom: la virtualité prodiguée par ces écrans bien nommés.
Jamais sans doute le monde n’a été si irréellement perçu, et avec notre frénétique consentement, de surcroît. Et ce n’est qu’un début: la vitesse à laquelle les nouvelles générations se spécialisent dans l’irréalité devrait peut-être constituer un sujet d’étude pour le métaphysicien d’aujourd’hui. (Quant à celui de demain, aura-t-il encore suffisamment de recul pour ne fût-ce que constater la chose?)




*: Quoi que ce concept veuille dire et on comprend qu’il est urgent de revoir ce que l’on entend par là aujourd'hui: sans doute quelque chose de plus trivial, de plus immédiatement accessible que le concept de Réalité ultime (Brahman) cher à l'Inde raffinée d'autrefois. Quoi qu’il en soit, une noble et utile tâche pour le philosophe.




P.S.: Le billet du 17 janvier 2007 parlait de privation. Rateriez-vous quelque chose en ne le (re)lisant pas?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 16 janvier 2008

Tous les êtres animés de vie auraient la conscience d’eux-mêmes. Ils seraient conscience - en vertu de la définition suivante: la conscience, c’est ce qui prend conscience de soi-même*.
Ils seraient donc respectables au même titre que notre humain voisin de palier. D’autre part, ils seraient un avec lui. Une bonne raison pour s’entendre tous ensemble et ne pas s’entre-dévorer.




*: Voyez le billet d’avant-hier sur la réflexivité.




P.S.: Le billet du 16 janvier 2007 parlait du camouflage de la sagesse par l’humilité.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 15 janvier 2008
Ne tenir aucun discours pour acquis, dit le philosophe.
Aucune pensée même, ne la tenir pour vraie, rétorque le méditant.




P.S.: Le billet du 15 janvier 2007 clôturait cette réflexion entamée deux jours plus tôt dans un tchaïshop de l’Inde éternelle.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 14 janvier 2008
Pour parler de la conscience, nous pouvons évoquer ses niveaux*  - et il s’agit là de qualité de la chose. Ou alors poser que la conscience, c’est ce qui prend conscience de soi-même. Là, il s’agit d’essence. Car ce qui prend conscience de soi-même, c’est ce qui est.
Qui est ce « soi-même »? Mais la conscience sans doute; et peut-être même Dieu (Ce qui est, le Réel, Brahman, le Soi, etc…) se rattrapant à sa propre course.




*
: Par ailleurs, une façon originale de prouver son existence, sans (avoir l'air d') y  toucher.




P.S.: Le billet du 14 janvier 2007 continuait la réflexion entamée le 13 et couchée sur carnet en Inde, à l’heure du thé.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 13 janvier 2008

La méditation se révèle parfois être une période d’échange entre les deux hémisphères du cerveau*: d’un côté les pensées, de l’autre leur prise de conscience. Comme si le corps calleux devenait perméable pour favoriser ce qui est d’abord perçu comme une alternance, puis comme une simultanéité.
Quand cette perméabilité est totale, nous serions alors dans le vide de la pensée et la prise de conscience de ce vide: seule, resterait, venant du cerveau droit, la prise de conscience du « Qui suis-je, vide de pensée? » ou « Je suis le vide de pensée et je suis. Quoi? La réponse est la question. » Le cerveau droit aurait ainsi en quelque sorte vaincu le cerveau gauche pour le propre « bien » du cerveau total. Un bien dont il n’y aurait rien à dire. Le mystique aurait supplanté tout, même le métaphysicien en lui.




*: Ce billet est construit sur la métaphore peut-être pseudo-scientifique de la fonctionnalité spécifique de ces hémisphères. Elle ne doit pas être prise au premier degré. L’important est dans les concepts de simultanéité, d’éviction et d’indicibilité.




P.S.: Le billet du 13 janvier 2007 évoquait un tea time instructif en Inde.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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