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D’une oreille distraite, j’écoutais un moine hindou à la barbe rebelle. C’était à Muni-Ki-Reti, au nord de l’Inde, dans une gargote à l’heure du thé. Il disait ceci à une jeune Allemande: « Le corps peut être détruit, mais l’âme ne peut l’être. »
Et moi, à une autre table, de penser: Pourquoi nous, êtres humains, sommes-nous pour la plupart si effrayés à l’idée que rien de nous-mêmes ne nous survivra? Est-ce de façon à nous rendre quitte de cette peur que nous créons si souvent, partout sur cette belle planète, un entité qui nous survive et que ce frêle vieillard nomme l'âme avec une emphase persuasive?

vous avez dit: