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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

bilan

Notre vie n’ayant pas vraiment de raison d’être (elle en a peut-être une mais seulement en Réalité (Brahman)), les jeunes s’oublient dans des projets : recherche de sens, de pouvoir. Ils foncent pour oublier qu’au fond ils foncent pour rien, à moins qu’ils l’ignorent, ce qui est une faute, une insulte à l’intelligence dont ils sont (en principe) pourvus. Quant à « ceux qui, jeunes ne le sont plus », ils ne se font plus d‘illusion (s’ils ont acquis un début de sagesse). Ils en sont à considérer avec vertige leur passé qui, aussi riche et rempli qu’il ait été, leur paraît maintenant vide et vain, et avec terreur leur futur dont ils savent qu’il ne leur réserve rien de bon.

Alors ces « jeunes qui ne le sont plus » se tournent vers le présent : les éphémères fleurs de pommier, de rhododendron et d’azalée, de pivoine et de seringat, toutes du printemps, et puis les nuages qui toujours passent. Ils se tournent aussi vers ces instants qui parfois, et plus aisément qu’avant (quand ils étaient  plus jeunes), se figent délicieusement (voyez par exemple le concept yoguique de Kevala Kumbhaka ). Et ils se disent, ces jeunes qui ne le sont plus, que la vie c’est ça.

Et pour certains, à qui la sagesse n’est venue que bien bien tard pour ne pas avoir appris à  ralentir, se poser, méditer, ils se disent, eux, qu’ils auraient bien aimé le savoir plus tôt (que la vie c’est ça).

 

 

 

P. S. : Dans le billet du 3 mars 2015 il était question d’espoir.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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