Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

aporie

Savoir que l’on ne sait rien serait la sagesse. C’est la pythie qui aurait dit cela, parlant de Socrate. Mais n’est-ce pas encore trop présomptueux ? Il faudrait sans doute pour être cohérent, douter aussi de cette définition; et peut-être lui rajouter un « peut-être » : « Savoir que l’on ne sait rien serait peut-être* la sagesse. » Mais dans tout cela il y a encore un « il faut » qui gêne. Pourquoi « qui gêne » ? Pourquoi pas « qui gêne peut-être » ? On voit (peut-être) qu’on n’en sort pas. Définir la sagesse est peut-être tout-à-fait (pourquoi « tout-à-fait » ?) illusoire, et partant, la vanité suprême. 

Dans tout ceci un mot revient : peut-être. D’où peut-être la conclusion suivante : « Peut-être devrait peut-être* être le mot le plus employé du langage. » Et dans ce contexte uniquement peut-être, il y aurait des pléonasmes qui peut-être se justifient.

Retour (sage ?) au silence ?

 

 

 

 

* : Voilà où sont les pléonasmes.

P.S. : Dans le billet du 14 mai 2018 il était question de pondérations.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article