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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

dilemme

« Je n'ai jamais vu de problème, si compliqué soit-il, qui lorsqu'on l'aborde correctement ne devienne encore plus compliqué. »

Paul Anderson

cité par Koestler dans « Le cheval dans la locomotive »,

Calmann-Levy, 1968, p. 61.

 

Pour certains il fait savoir « s’accommoder » pour trouver le bonheur, pour d’autres, il ne faut ne jamais se laisser dompter par les circonstances, ne jamais se résigner. 

Qui a raison ?

Certes, les premiers paraissent plus pleutres et leurs propos moins séduisants, mais à leur décharge il faut reconnaître qu’il est bon de se contenter de ce que l’on a pour être heureux. Santosha, le contentement, est d’ailleurs une vertu que prônait Patanjali lui-même, dans son traité sur l’éveil (les Yoga sutras), vertu qu’il considérait comme un prérequis pour le yogi. 

Mais il est vrai aussi qu’il s’adressait à des gens qui ne se contentaient ni de leur caste, ni de leur sort d’humain éloigné de toute transcendance, des gens d’une volonté inébranlable, comme on en trouve encore aujourd’hui dans des ashrams indiens, se vouant à la méditation et au décodage ésotérique des Yoga sutras, fort éloignés donc de ceux qui, bien dans leurs pantoufles et leur bungalow « Ca m’suffit ! », louent un peu trop rapidement la vertu d’accommodement.

En conclusion (provisoire), reposer la question de départ au vu de ces remarques, voilà bien déjà une méditation salutaire. (Et rien ne vaut peut-être un dilemme dans lequel on se noie pour se vouer au silence de l'abandon.)

 

 

 

 

P. S. : Dans le billet du 9 janvier 2012 il était question d’apesanteur.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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