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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

instanthérapie

Rêvé ce matin que j’avais inventé une méthode dont j’avais déposé la marque (on ne sait jamais) et qui me rendit riche: l’instanthérapie*

Suffisait d’y penser ! Il s’agissait de théoriser, de labelliser et de développer méthodologiquement (avec workshops scandaleusement onéreux comme il se doit pour être crédible, formations de masters en…, etc,  etc) une attitude (thérapeutique, dans les cas les plus urgents de décrochage de la réalité, mais ceux-ci tendent à être monnaie courante de nos jours - inutile d’expliquer pourquoi, je pense -), donc succès financier de la méthode** qui nécessitait de s’écouter et de se conformer à ce qui est entendu (bien entendu avec cette limite : dans le respect des autres et des lois) afin de n’être pas en désaccord avec soi-même et d’éviter toute dissonance ou bisbille entre le souhaité et le réalisé, avec en ligne de mire ce que cette attitude conciliante favorise ultimement : être un avec son silence et la paix qu’il induit, ce à quoi le cerveau aspire le plus ardemment. En son temps, j’avais d’ailleurs décrit l’éveil comme la prise de conscience d’une évidence extraordinairement forte au moment de celui-ci (un véritable éveil à) du fait que ce le cerveau désire naturellement, c’est la paix (« the natural desire of the mind for quietness »***) 

 

 

 

 

* : Attention ce néologisme dont je revendiquais la paternité dans mon rêve (et qui est effectivement de moi, bien réveillé) et cette marque que je déposais en diverses langues 

(anglais : instanttherapy, portugais, italien et espagnol : momentoterapia, turc :şimditerapi, norvégien:  tidterapi, etc...) n’est pas l’instinctothérapie, ni celle inventée par Guy-Claude Burger qui ne concerne que l’alimentation, ni une thérapie plus générale qui voudrait que l’on obéisse à son/ses instincts. Certes en instanthérapie, on obéit à son/ses instincts, mais pas nécessairement qu’à eux : on peut aussi décider sciemment, froidement, méthodiquement, logiquement de ce que sera l’instant à vivre, on n’est pas obligé de ne faire usage que de ses cerveaux reptilien ou mammiférien).  L’important dans ma méthode étant d’être fidèle à l’instant, au présent, naturellement, sans effort, mais sans éventuellement faire l’impasse sur toute aide, par exemple sur ce qui favorise peut-être le mieux cette aptitude à goûter l'instant: la pratique de la méditation.

** : Comme par exemple le hatha yoga « de l’énergie » ou la méditation « de la pleine conscience », car chacun sait que le hatha yoga normal endort et que la méditation normale est celle de la conscience pas tout à fait pleine (lol).

*** : Voir mon ouvrage : L’autre rive de nulle part, Marc Delforge, édité chez Dricot en 2000.

P. S. : Dans mon billet du 26 juillet 2016, un billet très grave celui-là et qu’il faut relire, il était question de consolation.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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