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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

entraînement

En quoi la concentration naturelle (dharana) expérimentée, développée et travaillée pendant la séance de hatha yoga est-elle utile pour la méditation qui va la suivre ?, me demandais-je ce matin durant la méditation.

C‘est que là (durant la méditation), la concentration naturelle (dharana) ne se fait plus sur une sensation, une simultanéité du geste et de la respiration appropriée (inspiration si l’on s’ouvre, expiration si l’on se plie), un désagrément d’avoir accompli un asana impliquant un côté du corps* (ou un pranayama impliquant une narine et pas encore l’autre) et le besoin de l’éradiquer auquel on répond en faisant le nécessaire de l’autre côté, le même temps et avec la même intensité, et tant d’autres choses encore que tout hatha yogi véritable vit au quotidien dans le retrait (pratyahara - ou la conscience centripète), le silence et l’isolement de son sadhana, non c’est sur la respiration que la concentration naturelle (à laquelle le hatha yogi s’est entraîné) se fait quand on médite et cela débouche sur de momentanés samadhis** quand le silence (qui est l’apanage du présent) devient si profond que plus aucune pensée ne peut s’en échapper.

 

 

 

 

* : Comme par exemple ardha paschimottanasana.

**: Bien entendu pour qu'ils adviennent la condition est de ne pas les attendre, ni même de s'y attendre.

P. S. : Dans le billet du 27 juin 2017 il était question d’impostures.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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