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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

délivrance

Dans la mesure où la spécificité première de toute espèce vivante est de perdurer, donc de survivre, donc de se reproduire, tout corps est un objet sexuel, un produit fantasmé.

L’humain ne fait pas exception à la règle : perturbez ses possibilités reproductrices en contrariant sa sexualité, et il se révèle l’animal le plus brut qui dort en lui.

On le voit bien dans les sociétés sous l’influence ou le joug d’une des religions monothéistes. Ces idéologies, parce qu’elles ont toujours eu un problème avec la sexualité, ont fabriqué du refoulement à la pelle :

Chez nous, voyez ces prédateurs sexuels qui usent de leur pouvoir pour violer à tout-va. Ils ne sont pourtant que la pointe d’un insidieux iceberg : le rapport au sexe dans la société occidentalo-chrétienne est encore loin d’être satisfaisant, libéré, naturel.

Parce que leur histoire est de six siècles plus récente que la nôtre, quand il s’agit de sexualité les mahométans semblent encore moins à la fête : d’où l’attitude de matamores frustrés que certains d’entre eux adoptent parfois en rue dans les pays où ils ne sont pas majoritaires et où toutes les femmes ne sont pas préservées de leur lubricité par des habits occultant. (Dans leur monde, c’est peut-être bien pour se préserver de fantasmer douloureusement sur leur corps qu’ils ont voulu inabordables, qu’ils imposent ces accoutrements aux femmes. Simple hypothèse, je ne suis spécialiste de la chose.) Comme dans l’univers chrétien, on ne peut de toute façon parler ici d’épanouissement.

Ces exemples a contrario pour montrer que le corps est bien un produit de notre fantasme. Inventez une morale qui le rend exagérément inaccessible et vous provoquez un manque. Les religions monothéistes s’en sont fait une spécialité. Parce que leurs ouailles ne peuvent dès lors être heureuses, elles leurs disent qu’elles seront mieux loties dans leur prochaine vie et leur proposent dans la foulée un mode emploi pour y accéder, mode d’emploi qu’elles leur vendent pour ainsi se nourrir de l’imposture qu’elles leur distillent.

Redonnez le corps à son propriétaire, rendez-lui son rôle, et tout s’arrange. (Du moins en ce domaine. Car le corps n’est pas que ce produit fantasmé dont on vient de parler. C’est aussi le lieu de la méditation et donc de la transcendance. Mais cela est une autre, très belle, très grande histoire et peut-être elle, spécifiquement... humaine…)

 

 

 

 

P. S. : Dans le billet du 15 novembre 2016 il était question d’une exigence.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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