Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

indignation

On ne grandit pas l’homme en salissant l’animal auquel on le compare, ce que fait que le #balancetonporc.

Ce blog se voulant inactuel, mon propos n’est pas ici de commenter l’actualité du jour servant comme une surprenante nouveauté les libertés de tous ordres prises par les gens de pouvoir (hommes surtout, mais aussi femmes en bien moins grand nombre dans nos sociétés patriarcales favorisant le machisme ; la proportion serait vraisemblablement inversée chez les Minangkabaus du centre de Sumatra, fin de la parenthèse).

Non, mon propos est dans ce que le langage (et donc l’inconscient) révèle de ces anthropocentristes que les religions monothéistes ont fait de nous. Nous considérons que la nature est faite pour nous (un chapitre de la bible, la genèse, le dit expressément si je ne souviens bien). Nous aurions donc le droit de nous servir « à volonté » et sans laisser de restes. Epuiser les terres, les mers et les airs ? Autorisé ! Puiser partout sans soucis de durabilité ? Servez-vous ! (Et voyez : on le fait, je n’exagère en rien.) Mais aussi : user de notre droit de vie, de mort et de torture sur le vivant non-humain - qui n’a pas eu la chance lui d’être créé « à l’image de dieu » -   et même, suprême horreur, de le manger ? OK, va bene ! Voyez les cochons ! On les traite sans ménagement dans les abattoirs, on les balance à la grue, encore vivants au bout d’une patte pour les jeter dans les bennes au moindre soupçon d’épidémie. C’est en pensant à ces images que l’on a tous vues et qui n’ont choqué personne (pourvu que le jambon–beurre soit bon) que j’ai fait ce rapprochement entre délation et va-et-vient dans les airs.

L’expression « balance ton porc » est révélatrice de ce que nous sommes devenus, nous qui, aujourd'hui, comparons commodément les plus immoraux des hommes aux animaux, comme si ces derniers n'avaient droit à aucun égard : nous nous sommes mis en position de ne plus comprendre ce qu'être vivant implique et signifie, et nous avons fait une croix (!) sur le sacré.

 

 

 

 

P. S. : Dans le billet du 31 octobre 2013 il était question de primauté.

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article