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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

exigences

Une vie réussie serait une vie qui se plie à vos exigences, et non l’inverse. Souhaitez-vous irrépressiblement une vie oisive, heureuse, une vie dont vous êtes le seul maître ? C’est possible (tout étant possible, pourvu d’y croire*). Certes, il vous faudra un peu de chance mais celle-ci vous sera vraisemblablement acquise car la nature -  vers l’harmonie de laquelle ainsi vous tendrez en vous mettant à son rythme - vous aidera (« Une voix qui lui parle ainsi : /Hercule veut qu'on se remue, /Puis il aide les gens […]/ Aide-toi, le Ciel t’aidera. » **), vous ayant reconnu comme étant des siens. Certes aussi, il vous faudra faire parfois certains sacrifices (sacrifier le superflu, pour dire vrai), mais ce ne seront des sacrifices qu’aux yeux des autres qui ont plus d’exigences matérielles que vous. Pour vous, ce ne seront pas des sacrifices mais de l’acceptation bienvenue car le bonheur viendra vite de cette simplicité sagement privilégiée, « volontaire », dit-on aujourd’hui (mais c’est un terme malheureux car il ne s’agit pas de contrainte mais d’évidence).

De la même façon qu’une vie réussie est une vie qui se plie à nos exigences, une méditation réussie obéit à une loi semblable (encore une intrapolation***) : la méditation pourvu qu’on le désire (mieux : qu’on l'exige), devient vite une affaire de silence plutôt que d’agitation mentale. C’est que cette agitation, une fois repérée, est reconnue comme inopportune. Dès lors vient l’exigence d’y mettre fin et bientôt la découverte, par la pratique de l’assise en silence, que cette fin n’advient qu’en ne faisant rien pour cela, en laissant faire. Comprendre et puis laisser faire, ne rien forcer.

Tout comme la simplicité de la vie heureuse n’est pas ce que l’on s’impose mais ce qui s’impose, le silence de l’esprit ne s’impose pas : il advient tout naturellement lorsqu’il est le bienvenu.

 

 

 

 

* : « Tout est possible pourvu d'y croire. »

 Marc (9. 23) citant Jésus

** : Jean de La Fontaine, dans « le Chartier embourbé »

*** : Voir le billet interpolation où je définis ce néologisme de mon cru.

P. S. : Dans le billet du 10 octobre 2015 il était question de discrétion.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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