Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

différenciation

Ce en quoi nous différons des autres espèces animales, c’est que nous sommes capables, certains d’entre nous du moins, de comprendre que ce que nous observons est illusoire et que ce que nous croyons (pour le penser, le voir, l’entendre, le sentir, le goûter, le toucher) est faux dans l’absolu, alors que les autres espèces croient dur comme fer en l’exactitude de ce qu’elles croient et en la réalité de ce qu’elles observent.

Elles ne peuvent relativiser, nous oui. Nous savons que notre appréhension du monde dépend de notre cerveau limité par nature, et donc forcément inapte à approcher l’Absolu. Mais c’est cette humilité qui, bizarrement, est notre meilleur atout pour l’entrevoir.

 

(Certes, tous les hommes ne sont pas capables de cette hauteur de vue qui consiste à relativiser et à être sceptique de nature : les propos comme « c’est moi qui vois juste et qui ai raison » ne manquent pas, mais c’est surtout dans les monothéismes - où l’humilité n’existe vraiment pas - que les certitudes sont le plus dommageables : on écoute leurs porte-parole pour trouver la vérité qui libère et ils nous en éloignent d’autant - ce qu’ils veulent, dit en passant : de quoi vivraient-ils s’ils n’étaient plus écoutés ?)

 

 

 

 

P. S. : Dans le billet du 26 octobre 2016 il était question d’évidences.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article