Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

succulence

Sartre disait que l’on doit chacun inventer son chemin.

Mais plutôt que de le planifier, ne faudrait-il pas plutôt l’inventer à chaque instant ? Bhagwan Shree Rajneesh qualifiait lui, le chemin comme ce qu’on crée en marchant.  Une idée pas si simpliste que ça. Ce chemin-là n’est pas tracé et le but n’est pas connu d’avance, on ne l’a pas inventé. L’esprit reste ouvert à toutes les opportunités et Dieu si elles seront alors nombreuses sur la route de l’existence (mais si vous devez vous tenir à un programme, dès le premier appel négligé, les autres ne viendront plus). Ce chemin-là, on le vit de toutes ses pores.

Alors seulement, me semble-t-il, vient sa dégustation. Cioran parlait même de saveur dans un syllogisme* qui n’est pas sans rapport avec ces propos. Et cette existence est alors dépourvue de tout stress (notamment de celui d’ « avoir à », comme le préconisait Sartre), dégustation que l’on peut encore affiner, pour peu que l’on ait quelque disposition pour le silence et du goût pour la méditation. Et même lucide sur l’état du monde des hommes (et donc atterré) et sur l’apparemment pauvre finalité de l’existence, on sera alors presqu’heureux.

 

 

 

 

* : « On ne découvre une saveur aux jours que lorsqu'on se dérobe à l'obligation d'avoir un destin. »

Cioran, Syllogismes de l’amertume, dans Le cirque de la solitude

P.S. : Dans le billet du 18 septembre 2015 il était question d’un étonnant contraste.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article