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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

détente

Il n’est jamais aisé de définir un concept. L’encercler s’avère souvent impossible car au plus on se rapproche de lui au plus il se complexifie*.

Qu’en est-il du concept de méditation ?

Méditer ce serait en premier lieu SE POSER. Puis, POSER les questions qui vous viennent à l’esprit (idéalement d’ordre métaphysique mais pas que: ces questions-là, aussi passionnantes soient-elles, concernent surtout ceux qui se sont compris un tant soit peu eux-mêmes et qui peuvent alors passer à des préoccupations moins nombrilistes relevant plutôt de la connaissance d’eux-mêmes, à savoir de la relation entre la (leur) conscience et le monde**). Il s’agit d’envisager ces questions sous tous leurs aspects, même les moins attirants, de peser le pour et le contre, ce qui revient à poser ces questions correctement : les « bonnes » questions, pourrait-on dire.

La réponse serait donc la question bien posée. Mais attention, alors que parfois tout devient clair comme par enchantement et se conclut dans une fulgurance, le plus souvent tout se complexifie (comme par exemple lorsqu’il s’agit de définir le concept de méditation) et on ne peut que se déclarer vaincu devant la tâche.

Dans les deux cas (que l’on soit satisfait du travail ou qu’on l’abandonne de bonne grâce pour s’être « rendu à la raison »), on SE REPOSE alors. On laisse (de) la place au silence. Tiens ! Peut-être est-ce là la réponse à la question de savoir ce qu’est la méditation, peut-être est-ce tout simplement cela méditer.

 

 

 

 

* : « Je n'ai jamais vu de problème, si compliqué soit-il, qui lorsqu'on l'aborde correctement ne devienne encore plus compliqué. »

(Paul Anderson, cité par Koestler dans « Le cheval dans la locomotive », Calmmann-Levy, 1968, p.61.)

** : La maturité (autre concept complexissime) advenant peut-être lorsqu’on passe de la compréhension de soi (travail psychanalytique) à la connaissance de soi (travail métaphysique), le soi pouvant alors se concevoir (sans forfanterie aucune bien entendu) avec une majuscule.

P.S. : Dans le billet du 18 juillet 2016 autant que dans celui du 16 novembre 2015 il était question d’inquiétudes. A relire si vous êtes féru d’actualité et conscient des dangers auxquels nous devons faire face.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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