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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

oisiveté

Ceux qui travaillent se divisent en deux camps : ceux qui font ce qu’on leur dit de faire et ceux qui font faire à ceux qui font, ce qu’ils leur ont dit de faire.

Cela dit, il y a aussi ceux qui ne travaillent pas, soit que leur inactivité absolue se vive par moments (on appelle cela la méditation), soit qu’ils aient pu très largement éviter cette tragédie (on appelle ces gens des sages en Inde, des oisifs* en Occident) qu'est le travail. Ces deux dernières catégories profitent (sans le moindre remord, personne ne voulant prendre leur place) du labeur des autres et ils regardent donc, en se félicitant de n’être pas sur scène, le spectacle que leur offrent ceux qui s’empressent de faire ce que ceux qui font faire leur ont dit de faire et ceux qui font faire (avec le même empressement) à ceux qui font, ce qu’ils leur ont dit de faire.

 

 

 

 

* : Dont certains, comme H.D. Thoreau, Kazimir Malevitch, Bertrand Russel ou encore Tristan Bernard ont eu le courage de faire l’éloge - Tristan Bernard à qui ce billet un tantinet moqueur fait écho en ce jour de forte chaleur, qui disait que « le paresseux est un homme qui ne fait pas semblant de travailler. »

P.S. : Dans le billet du 22 juin 2010, il était question de sommets.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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