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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

désarroi

Nous avons tué tant de choses, nous les humains.

Je me faisais encore une fois cette réflexion en entendant parler du yoga que l’on « fait » au bout du monde, en Nouvelle-Zélande, et je me disais : le mental étant à l’origine de toute volonté de faire, comment peut-on « faire » quelque chose qui, selon Patanjali, est la cessation de l’activité de ce mental (« yoga cittah vritti nirodha ») ? Le yoga, ceux qui en parlent sans jamais avoir mis sur le sol de l’Inde (et ils sont les plus nombreux) l’ont tué.

Bien pire, comme partout, la nature aussi sur ces îles a été assassinée : que reste-t-il de leur faune et de leur flore qui jouissaient du paradis avant que l’homme n’y aborde ? Peu de choses ! Ces îles n’ont pourtant été habitées que récemment. Arrivés il y a moins d’un millénaire, les Maoris ont détruit en quelques siècles 60 % du bush originel, et après eux, les Européens, en bons exploiteurs vénaux, lui ont porté l’estocade avec un mélange de systématisme, de brutalité et de bonne conscience qui sidère.

Et à l’échelle de la planète, que reste-t-il de Dieu ? Peu de choses non plus, les religions l’ont tué, surtout celles dites « du livre ». Dieu est mort, détruit par l’homme*, (un peu) avant de se détruire lui-même.

 

 

 


P. S. : Dans le billet du 11 mars 2016 il était question de pouvoir.

* : Exception faite pour Bali où les dieux vivent encore, résidant dans chaque offrande.

* : Exception faite pour Bali où les dieux vivent encore, résidant dans chaque offrande.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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