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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

accommodement

D’une façon générale, détester ses limites voilà le malheur, ne pas les accepter voilà la frustration. Les accepter par contre apporte la paix à l’âme, et si l’on va plus loin encore, jusqu’à les aimer, on ouvre l’unique porte menant au bonheur. Peu d’humains ont cette clé et c’est bien pourquoi, malheureux, ils s’entredéchirent depuis l’aube de leur histoire et même se suicident en saccageant leur maison-terre (c’est devenu évident aujourd’hui).

On rétorquera que dépasser ses limites est bien connoté socialement et que sans ambition l’homme ne serait nulle part. Peut-être, mais aujourd’hui il est manifestement allé trop loin, ayant perdu ce sens de la mesure cher aux philosophes grecs.

Sortons des généralités à présent pour considérer deux êtres particulièrement concernés par la fréquentation de leurs limites : le voyageur et le méditant (je les ai souvent apparentés sur ce blog, peut-être parce que je les connais assez bien et que je leur trouve de nombreux points communs). L’un comme l’autre a affaire à elles. Le voyageur ne peut voir tout du monde (entendez : voir le monde dans son entièreté) et de plus, il ne peut tout voir de ce monde, de par ses limitations physiques : certains endroits lui sont inatteignables. De la même façon, le méditant, ne peut voir tout de lui-même (philosophiquement parlant, il ne peut se connaître totalement) et même ne peut tout voir de lui (certains de ses comportements le dépassent, parfois il ne peut pas se comprendre). Mais la règle générale esquissée plus haut reste valable, semble-t-il, pour eux aussi : l’échelle qui va du malheur au bonheur semble être régie par la même progression et ils ne trouveront le bonheur qu’en aimant intensément l’endroit où ils sont… maintenant.

 

 

 

 

P.S. : Dans le billet du 28 décembre 2015 il était question d’excès.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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