Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

exigence

Nietzsche nous l’avait déjà dit : les concepts de sens et de valeur sont au centre de notre vie.

Aujourd’hui, alors que le monde se divise chaque jour un peu plus entre les digital migrants et les digital natives, la question des valeurs me revient à l’esprit.

Des voisins octogénaires sont venus prendre l’apéro. A les voir si posés, on leur a dit sans même y réfléchir qu’ils avaient eu une vie plus belle que la nôtre car elle fut sans ce surplus de factice intensité que les écrans nous procurent aujourd’hui.

Eux ont eu une vie riche ; nous, notre vie n’est plus que trop pleine ; elle déborde, aucun silence ne peut plus s’y faufiler. Certes, à leur époque tout n’était pas rose, et comme chacun ils ont eu leur lot de souffrance et de deuils, mais le temps qui passe ne leur a jamais fait défaut. Aujourd’hui encore, ils nous le prouvent en prenant leur temps devant leur vin blanc.

Où sont-ils passés, ce temps qui passe, cette musique du silence ? Les écrans sont partout. (Et quand on y échappe, le bruit nous rattrape : même chez le coiffeur les scies du jour et les pubs vous agressent.)

Le temps ne nous est plus donné. Si l’on veut s’extraire de l’inhumanité régnante et répondre au désir, on ne peut plus naturel de l’esprit pour le calme, il faut le prendre, ce temps. L’exiger. Faire en sorte que. Le dérober, au besoin. S’abstraire du monde extérieur. Partir, quand c’est possible. Ou simplement méditer, et en faire alors notre première valeur. Retour à Nietzsche.

 

 

 

 

P.S. : Dans le billet du 15 novembre 2008 il était question d’une définition concise de la méditation : concession.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article