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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

libération

Il est difficile de comprendre que la méditation n’est pas une activité (en vue de…) mais un état. Tel le cycliste qui a compris qu’il peut faire roue libre dans une descente sans rien perdre de sa vitesse, tel l’aérostier qui a trouvé la bonne pression (son ballon pourfend alors l’air sans bruit, sans frottement, sans effort), tel Picasso même qui, le pinceau à la main, ne cherchait pas mais trouvait (ce sont ses propres mots), le méditant se laisse aller.

C’est un libéré vivant, il n’est plus enchaîné par le besoin. Enchaîné, doute l’a-t-il été un jour, il a lui aussi tiré sur l’élastique, mais celui-ci s’est heureusement cassé et il ne lui est plus resté en mains que son impuissance. Alors il s’est senti extatiquement heureux.

Puis, cette extase s’est progressivement envolée car l’élastique ne peut se casser qu’une fois. La libération ne peut donc se produire qu’une fois. Après, la méditation devient l’incarnation de cette liberté. Personne ne remarque rien, le méditant finit lui-même par oublier qu’il est quelqu’un d’autre que celui qui avant tirait sur l’élastique du désir, quelqu’un d’autre sans attente, sans mouvement, éclairé, attestant à chaque respiration du miracle d’exister, bref méditant.

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 26 octobre 2009 il était question d’écologie.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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