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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

restreintes

Les humains étant les êtres vivants les plus évolués et les plus puissants sur la terre (ils sont à l’extrémité de la chaîne de l’évolution, diraient certains), ils ont en quelque sorte tous les êtres vivants (faune bien sûr, mais aussi flore) à leur merci. Le sort de la planète est entre leurs mains.

Pour cette raison ils doivent se restreindre, sinon ils se retrouveront seuls et mourront, leur survie étant dépendante de la bonne santé de leur environnement et de la biodiversité du monde, dont ils devraient être les protecteurs*.

Si l’on opte pour une lecture contemporaine des yoga sutra de Patanjali, il me semble que cette notion de restreinte (yama) est déjà bien présente dans cet ouvrage fondamental**.

Ne nous faudrait-il pas restreindre notre nombre en modérant notre reproduction? Patanjali parle de brahmacharya, même s’il voit dans le contrôle de la sexualité*** une vertu pouvant servir à notre évolution spirituelle plutôt qu’à limiter notre nombre.

Ne faudrait-il pas aussi devenir enfin raisonnable et adopter une attitude non-violente (ahimsa) et respectueuse notamment vis-à-vis des animaux (que l’on dit nos inférieurs) afin notamment de préserver la biodiversité?

Ne faudrait-il encore être honnête (asteya) et sincère (satya) pour œuvrer à la préservation de la nature, à l’harmonie du monde et au bien-être de toutes ses créatures?

Ne faudrait-il pas enfin ne pas être cupide (aparigraha) pour partager nos ressources? 

Oui, Patanjali devrait être d’actualité, lu et compris de tous. D'abord et avant tout pour limiter la population humaine et la rendre non-violente, c’est-à-dire bonne gestionnaire du monde dont elle a la responsabilité, une responsabilité qu’il est de plus en plus urgent d’assumer enfin.

 

 

 

 

*: Certes, ce n’est pas seulement par soucis de leur propre survie qu’ils devraient agir en gestionnaires compassionnés pour toute vie, c’est aussi une question de vertu, de désintéressement, mais c’est là un autre sujet.

**: Un ouvrage pourtant toujours pauvrement traduit et interprété, sauf peut-être par Whicher. (The Integrity of the Yoga Darsana, 1998, State University of New York Press)

***: Il n’est plus question de nos jours de réprimer notre sexualité, on voit à quoi cette frustration peut conduire. Modérer notre reproduction, par contre, est devenu aisé.

P.S.: Dans le billet du 15 septembre 2011 il était question de… questions.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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