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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

constat

Parfois, comme ce matin, je pense que la nature est trop belle pour nous. En ce jour d’été revenu je me dis que nous n’avons pas su l’aimer. Elle est patiente, elle nous a laissé la violer un nombre incalculable de fois. Mais nous ne la méritons vraiment pas: nous nous reproduisons exagérément, nous laissons tourner nos moteurs, nous coupons nos fleurs, mangeons les animaux. Nous laissons des traces, donc des plaies. Nous ne nous asseyons pas en silence pour "faire partie de" en vivant à l’unisson des brins d’herbe, au rythme des arbres, en harmonie avec les fleurs, les papillons, les oiseaux et tout le reste. Nous sommes en dehors. Nous vivons, nous, dans le temps et nous allons au delà-de la réalité immédiate, c’est-à-dire nulle part en Réalité. Nous avons tout faux. Nous sommes des brutes se comportant comme des soudards en permission dans un salon de thé des plus exquis et nous ne laisserons rien en sortant.

 

 

 

 

P. S.: Dans le billet du 24 août 2006 il était question d’une assurance.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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