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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

questionnement

Certes, la perspective d’être regretté lorsque nous mourrons n’est pas désagréable et peut-être même agréable pour certains, mais franchement, hormis cette postérité locale (amis, parents, connaissances) à court terme à laquelle nous avons tous droit, vaut-il vraiment la peine de chercher à s’en construire une autre par une œuvre marquante*?

Beethoven? Ce n’est plus lui que l’on écoute, c’est sa momie, lui-même n’existe plus. Bien sûr, sa musique lui survit et nous fait du bien (comme elle l'a rendu heureux, lui aussi, ce dont il faut tenir compte), ce qui n’est pas rien, direz-vous. Notre gratitude lui est acquise. Mais l’entend-il?

La question demeure: cela vaut-il la peine de sacrifier sa seule et unique existence faite de tant de moments exigeant le silence pour créer un œuvre et se construire une réputation?

 

 

 

 

*: A l’inverse du méditant, ce créateur de silence dont le ravissement est exclusivement extatique, celui du créateur de contenu artistique est aussi de l’esclavage, autre sens de ce concept de ravissement.

P. S: Dans le billet du 9 juin 2009, vous étaient proposées quelques vérités: hypothèses.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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