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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

étonnement

On se perd en conjectures - et c’est là une bien délicieuse errance - lorsqu’on se demande pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Mais en traversant ces territoires abyssaux de la réflexion, sans doute parce qu’il s’agit d’une évidence, on néglige très souvent de s’étonner tout simplement qu’il y ait quelque chose. Certains passent même leur vie sans jamais s’en rendre compte, sans le « réaliser ». Ils vivent. Point. Trouvent cela normal. Point.

Pour d’autres par contre, le jour où ils la reçoivent, c’est la plus grande des nouvelles. Ils respirent. Ils existent. Le monde, donc, est.

Cela dit, si c’est une nouvelle, ce n’en est pas une bonne. Pour autant, bien entendu, que ce que dit le Bouddha pour cette partie de ce quelque chose qui est vivante* soit vrai, à savoir qu'elle est souffrante**. Et cela semble bien être le cas: on sait en effet que le monde animal se lève chaque matin la peur au ventre*** (on ne s’en rend pas compte, mais pour lui vivre c’est survivre) et qu’une large part de l’humanité souffre de faim, de froid, de blessures, d’indifférence, de bêtise superstitieuse, de tristesse, d’appréhension de la mort et que sais-je encore.

 

 

 

 

*: La recherche de la frontière entre l’inanimé et l’animé mériterait une réflexion de fond (toute matière étant composée d’atomes animés, est-elle elle-même vivante et donc souffrante?). 

**: Une constatation qui ne convainc pas l’humain en âge de reproduction et que l’instinct se doit d’aveugler afin qu’il perpétue l’espèce sans hésitation ni scrupule, ni d’ailleurs, sur le moment, celui qui, pour l'une ou l'autre raison, nage dans le bonheur.

***: Pour les stades de sensibilité douloureuse selon le degré d’évolution des espèces, voir le billet du 16 mars 2016: lancinance.

P.S.: Dans le billet du 14 avril 2014 il était question des smartphones: délitement.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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