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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

lacinance

La nature est cruelle. Pour tous les animaux, chaque jour est un défi à surmonter. On se lève le matin, la peur au ventre: sera-t-on mangé aujourd’hui?

Pourquoi tous les êtres vivants doivent-ils acheter leur existence au prix de leur peur et de leur sensibilité douloureuse (dans certains cas ce n’est pas encore de la souffrance*)? Et pourquoi les humains doivent-ils payer leur conscience du monde (cet univers gigantesque, infini peut-être et étrange au delà de leur imagination) du prix de leur souffrance, celle-ci étant la principale caractéristique de leur vie (n’en déplaise aux natalistes), souffrance intensifiée encore par le fait qu’ils sont conscients de leur finitude inévitable, contrairement aux espèces moins évoluées que la leur qui, elles, ne pensent qu’en termes de finitude possible?

De quel crime le vivant doit-il expier?

 

 

 

 

*: On distingue trois stades de sensibilité douloureuse selon le degré d’évolution des espèces: successivement, la nociception qui est la capacité de réagir de façon reflexe à des agents extérieurs qui menacent l’intégrité de l’organisme, la douleur (lorsque à la nociception s’ajoute une émotion, un ressenti et enfin la souffrance, lorsque à la douleur s’ajoute la capacité d’en être conscient (voir l’article de Catherine Vincent « Animaux, êtres sensibles, sujets de droit » dans Le Monde du 27/10/2012, p.4 et 5 du supplément « Science & techno ».

P.S.: Dans le billet du 16 mars 2011 il était question, comme dans les billets précédents et suivants de libération.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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