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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

extinction

2/3

Le possible est parfois improbable, mais par définition, jamais impossible. On l’a vu maintes fois dans l’histoire, et chacun d’entre nous aussi, dans son histoire personnelle: décréter qu’une chose est impossible la rend irréalisable, alors qu’elle ne l’aurait pas été ou ne l’a pas été pour d’autres, moins pessimistes.

D’autre part, Thomas Kuhn a bien montré dès 1962 qu’en science il faut parfois changer de paradigme pour rendre possible ici l’impossible là, question d’imagination (que l’on me pardonne ces propos lapidaires ne rendant pas justice au génie de son ouvrage « La structure des révolutions scientifiques » lu avec délices, il y a bien longtemps)!

Ce qui me fait penser que les changements écologiques (renversement des perspectives noires concernant la planète) et psychologiques (révolution de la psyché de l’individu pour aboutir à une guérison, voire à l’éveil) doivent s’aborder de la même façon car leurs champs d’application sont analogues et qu’un rapport de proportionnalité les relie:

Pour l’individu, le changement radical (l’éveil) ne vient que lorsqu’il a atteint le désespoir, l’absence d’espoir lui permettant seule de rebondir vraiment; d’une certaine façon le Bouddha avait d’ailleurs bien compris cela en découvrant et décrétant que la souffrance vient du désir, désir provoqué par l’espoir (ou dit autrement, que le bonheur ne s’atteint que lorsqu’on ne le recherche plus). Et c’est quand il n’y a plus ce désir que peut advenir le rebond: l’improbable surgit et se réalise. A l'autre échelle, celle du monde, l’improbable, ici le changement de paradigme (pour en revenir à ce concept de Khun), a alors lieu lorsque l’on s’est débarrassé de tout optimisme tel que celui transpirant du film « Demain » qui, vu sous cet angle, apparaît comme anesthésiant et donc contreproductif. C’est ce changement de paradigme que l’on attend… Non, non, non, c’est celui qui advient quand on ne l’attend plus.

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 2 mars 2013 il était d’une curiosité venue d’Inde.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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