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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

excès

N’y a-t-il pas de quoi être étonné par le fait que l’homme, malgré son intelligence, ait toujours trouvé de très discutables justifications à son anthropocentrisme?

Aurait-il médité plus sur sa condition animale qu’il aurait sans doute vu son espèce comme non centrale* sur terre et qu’il aurait alors fait un meilleur usage de son intelligence, notamment en modérant sa capacité de rançonner son environnement et d’y terrasser ses créatures.

Mais contre son spéciocentrisme*, hélas, son intelligence n’a rien pu. Il s’est même créé des mythologies pour le justifier** et s’autoriser toutes les ignominies***, ignominies qui l’ont mené là où il est aujourd’hui: au bord du gouffre.

 

 

 

 

*: Toutes les autres espèces sont spéciocentristes et font comme lui, mais elles ont, elles, l’excuse de ne pas pouvoir le savoir, de la non-intelligence discriminatrice.

**: Par exemple dans le livre phare de chrétiens et plus précisément dans le chapitre intitulé « La Genèse » en I, 26, 27, 28 : « Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.

Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (C’est moi qui souligne ce texte, pris sur le web car je ne dispose pas de cet ouvrage.)

*** : Comme si les ressources de sa planète étaient inépuisables et qu’elle-même était invulnérable, d’une part, et de l’autre, que la faune et la flore n’avaient aucune conscience et que la souffrance qu’il leur causait ne valait même pas la peine d’être prise en compte.

Ses mythologies d'élu de dieu lui ont permis par exemple de tuer dans des abattoirs dans des conditions effroyablement cruelles, de trancher des gorges de moutons restés obligatoirement lucides, de gaver des oies, d’ébouillanter des poissons, mollusques et crustacés, de désaileronner des requins et de décuisser des grenouilles, et dans ces deux cas, en ne prenant même pas la peine d’abréger leur agonie, en les abandonnant à l’horrible lenteur de la mort. 

P.S.: Dans le billet du 28 décembre 2008, il était question d’auto-psychothérapie.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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