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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

question

Qu’ils considèrent la chose sous l’angle de la sociologie politique (travail, exploitation, formatage, résignation), sous celui de l’écologie (nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis, ne fût-ce que par notre nombre, mais il faut encore y ajouter le tort que l’on cause, chacun, à l’environnement) ou encore depuis le point de vue d’une métaphysique douloureusement lucide (la vie est souffrance*, le vide aurait suffi**), certains ne trouvent aucun argument pour infirmer le fait que donner naissance est un acte d’une extrême cruauté, sans doute motivé par la vengeance inconsciente d’être né autant que par l’innocent instinct de mammifère, ou encore par le besoin de faire comme tout le monde ou la peur de veillir sans personne pour s'occuper de soi.

Assis dans le grand silence du monde, comment se situera le méditant dans ce grand débat?

 

 

 

 

*: Bouddhisme

**: Cioran, qui aurait dit par ailleurs: « On mesure le degré de décadence d'une civilisation quand, au lieu de pleurer aux naissances comme faisaient les Thraces, on pleure à la mort des êtres. » (Cioran, cité par Louis Nucéra dans Mes Ports d'Attache, Grasset, 1994, p. 135)

P.S.: Dans le billet du 12 novembre 2014 on citait Sylvain Tesson et il était question de satisfaction.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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