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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

modération

Pour l’ « homme de la rue »*, animé d’une conscience essentiellement centrifuge, il semble que l’important, souvent, soit moins d’être heureux que d’être moins malheureux que les autres. Et s’il pense être heureux, il lui importe tout autant de le montrer que de l’être.

Pour l’homme de silence l’important est ailleurs: si le bonheur existe, pense-t-il, il ne doit pas être exhibé par certains et envié par d’autres; et s’il avait été répandu, il aurait été souhaitable qu’il eût été largement partagé par tous dans la discrétion et qu’il en eût été fait un judicieux usage à des fins d’altruisme et de transcendance. Peut-être après tout, se dit-il aussi, le bonheur n’est-t-il qu’un mirage inventé pour se lever chaque matin par ceux des hommes assez égoïstes pour croire qu’ils pourraient se permettre de l’éprouver sans vergogne et sans honte dans un monde où il est, en réalité, si rare.

 

 

 

 

*: Aucun mépris dans cette appellation. Je renvoie à la chronique du 14 avril 2009 où il était expliqué ce qu’il faut entendre par là.

P.S.: Dans le billet du 17 juillet 2008 il était question d’une première d’une série de trois chroniques intitulées intensité.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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