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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

exception

"Rien n'est constant dans le monde que l'inconstance", écrivait Jonathan Swift.

Les bouddhistes insistent eux aussi sur l’impermanence des choses, une caractéristique qui selon eux, ne souffre aucune exception*.

Seule la mort nous vaudrait donc la paix de ce néant qui existe peut-être. Seule la mort? Et pourquoi pas aussi la méditation, où l’on est immobile** autant d’esprit que de corps, ce corps qui ne concède plus alors au monde changeant que l’extatique régularité de sa respiration métronomique, rendue d’ailleurs aussi discrète que possible par la vertu d’un esprit apaisé à l’extrême?

 

 

 

 

*: Contrairement aux hindous qui eux, pensent qu'il y en a une, l’âme; et que celle-ci, de surcroît pour les plus pénétrants d’entre eux, est équivalente à la Réalité Ultime.

**: Koestler avait d’ailleurs cru voir dans cette immobilité idéalisée, quelque chose de l'ordre de la mort, mort à laquelle aspirerait en quelque sorte le yogi: "Le sommeil en trance et sans rêve du samadhi est un hommage à Tanatos: un essai de mort qui prépare le samadhi définitif – la consommation finale" (Le lotus et le robot, p.156, éd. Calmann-Lévy, Paris, 1961), ce en quoi il n’avait peut-être pas tout à fait tort; cela dit, le chapitre Recherches Yoga de son ouvrage Le lotus et le robot dans lequel se trouve cette considération remarquablement originale ne semble pas être ce qu’il ait écrit de plus pertinent.

P.S.: Dans le billet du 8 juillet 2013 il était question de malentendu. On y trouvait aussi une photo donnant le vertige.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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