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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

euphorie

Quand la pensée va plus vite que le langage nait la frustration de ne pouvoir dire ou écrire de façon complète et satisfaisante ce qui est pensé. Ce qui restera non dit ou non écrit aurait été (peut-être) le plus intéressant. Mais peut-être aussi n’est-ce que partie remise.

Et quand le langage va plus vite que la pensée, alors nait l’impatience de se voir disposer d’un esprit lent, trop lent pour la bouche qui parle ou la main qui écrit. Mais ce surplus qui nous fait trébucher est intéressant aussi parce qu’il relève de l’incontrôlé.

L’idéal (et non le pire, comme le pensait Jean Baudrillard*), à notre humble avis, c’est quand la pensée et le langage vont le même train: là se vit la jubilation de la créativité (et non l’ennui, comme pensait le même Baudrillard).

 

 

 

 

*: Relisez Cool Memories, fragments (1991 -1995). Baudrillard est toujours génial.

P.S.: Dans le billet du 30 avril 2013 il était question de retraite.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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