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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

évaluation

Le journal Le Monde nous apprenait vendredi dernier que tel roman de la rentrée « mesure la vitesse à laquelle passe l’existence ».

Voilà bien une préoccupation qui ne peut laisser aucun d’entre nous indiffèrent pour peu que l’on soit déjà à l’heure des bilans, voilà bien aussi une préoccupation de méditant.

Mais quelques questions se posent: une telle mesure est-elle objectivement possible? Ne dépend-t-elle pas de notre état d’âme lorsqu’on s'interroge? Les réponses paraissent évidentes.

Investiguant plus à fond, le méditant se demandera aussi si une vie peut réellement se résumer à une somme de moments marquants dont la grandeur déterminerait son intensité, sa longueur ressentie, sa richesse. Et surtout, surtout, si chacun de ces moments doit passer vite parce qu’il est si intensément vécu que l’on « n'y voit pas le temps passer », ou tellement lentement que l’on ait tout le temps d’en jouir jusqu’à l’extase.

Cette dernière interrogation, la plus pratique du lot assurément, le méditant ne la comprendra sans doute pas comme une alternative. Selon toute vraisemblance il sera tenté d’y répondre par deux fois oui. Vitesse et lenteur de l’existence et de chacun de ses instants ne s’opposent pas pour lui, elles sont les deux faces d’une même pièce que chacun baptisera à sa guise ou pour laquelle il ne trouvera pas de nom.

P.S. Dans le billet du 25 août 2011 il était question du Mahatma Gandhi et de Lanza lel Vasto: nuance.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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