Il y a au moins dix-huit siècles, Patanjali dans ses Yoga sutra considérait qu’aparigraha (littéralement : la non-convoitise) était une des conditions sine qua non de la bonne pratique du yoga. Pour leur propre bien, il enseignait à ses disciples de ne pas accepter plus que ce qui était nécessaire à leur subsistance…
Le 16 septembre de cette année, le regretté André Gorz rendait public un texte* dans lequel il disait notamment:
« Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous production est la voie royale de la sortie du marché. Elle nous permet de nous demander de quoi nous avons réellement besoin, en
quantité et en qualité, et de redéfinir par concertation, compte tenu de l’environnement et des ressources à ménager, la norme du suffisant que l’économie de marché a tout fait pour abolir.
L’autoréduction de la consommation, son autolimitation - le self-restraint - et la possibilité de recouvrer le pouvoir sur notre façon de vivre passent par là. »
Patanjali ne l’avait-il pas déjà définie à la perfection, cette "norme du suffisant" évoquée par Gorz? Rien de neuf sous le soleil donc et je fais pour la ixième fois cette constatation
en espérant que le jury du Nobel de la paix va enfoncer encore un peu plus le clou de l'écologie dans quelques heures en couronnant enfin l'un ou l'autre nouvel apôtre du "self-restraint ". Maintenant il y a urgence…
*: Ce texte m'a été communiqué par Céleste que je remercie.



vous avez dit: