méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Mardi 11 septembre 2007
L’aspect macroscopique premier d’un corps immobile est le mouvement respiratoire. Ce qui nous empêche le plus souvent de prendre conscience de cette réalité fort simple, ce sont nos pensées, ou citta vritti dans la terminologie des Yoga sutras de Maharshi Patanjali.
Méditer, c'est entre autre se proposer de retrouver la conscience de ce qui caractérise avant tout notre corps « macroscopique ».
Déjà, quand la respiration est perçue entre deux flots de pensées intempestives, la méditation semble atteindre une sorte de rythme de croisière…




[Revenu devant mon écran, je me suis employé depuis hier à méditer vos aimables commentaires. Vous trouverez mes réponses à la suite de chacun d'entre eux.]

par Marc publié dans : yoga
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Lundi 10 septembre 2007

Le niveau de conscience qui oblitère jusqu'à la plus légère effluve de la douleur de vivre, ce serait celui où nous nous sentons en harmonie avec la nature.
Rien ne semble pouvoir nous arriver quand nous agissons comme nous pensons qu’il faut le faire. Pas de dualité. Pas de conflit en nous, les Indiens parlent de yoga...

par Marc publié dans : yoga
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Dimanche 9 septembre 2007
Le résultat premier de la méditation au long cours* est que l'on se sent préservé du monde.
Et quand on se relève, qu’ils sont loin ses soubresauts profanes et ses préoccupations cruelles! On ouvre alors la porte pour humer l'air de l'automne dans le soleil levant, et l’on jouit du foisonnement de couleurs dans les cirrocumulus.




*: Dhyana, l’essentiel du yoga sadhana.
par Marc publié dans : yoga
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Samedi 8 septembre 2007
Le vide serait la forme, la forme serait le vide, la Réalité Ultime se caractériserait par une absence. Alors pourquoi renoncer? Et à quoi? Il n'y aurait que le vide.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 7 septembre 2007
Renoncerait-on aussi à l'idée que l'on a renoncé?
Renoncerait-on aussi à l'idée qu'il y a un moi susceptible de renoncer?
Renoncerait-on aussi à l’idée qu’il n’y a rien, strictement rien, susceptible d’être délaissé?
Renoncerait-on aussi à l'idée que la renonciation a un sens?
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 6 septembre 2007
La seule chose dont certains soient persuadés, c'est qu’ils ne seront jamais persuadés de quoi que ce soit.
Et alors ce paradoxe?
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 5 septembre 2007

Avant de nous demander si le monde va dans le bon sens, ne faudrait-il pas, pour bien faire, nous demander très ouvertement si nous-mêmes en avons fait suffisamment bon usage pour pouvoir nous poser objectivement la question?
Mais l'objectivité est-elle possible alors que nous avançons vers la mort?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 4 septembre 2007

Tous les plaisirs recherchés par les hommes seraient des façons d’approcher l’extase. Si c'est vrai, ils l’ignorent, bien évidemment, et c’est pourquoi ils ne pourraient comprendre que ceux que la vie a Réellement comblés ne recherchent plus les plaisirs futiles dont eux se régalent encore avec toujours, toujours, ce goût de trop peu.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 3 septembre 2007
Si au Café du Commerce vous posez ouvertement la délicate question de savoir si l’existence est un don de Dieu ou s’il s’agit d’une méprise de sa part, à bien y réfléchir vos voisins de comptoir et vous-même devrez sans doute convenir que la seconde hypothèse est la plus vraisemblable.
Mais dans un lieu où souffle l’esprit, transfiguré par lui, vous aurez peut-être une réponse plus nuancée. Dieu y sera perçu comme l’absence de question, le silence le plus pur; et donc toute question où il entre en scène apparaîtra comme une question qui ne le concerne nécessairement pas, une question mal posée, sans objet pour tout dire.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 2 septembre 2007
2/2
Si nous maîtrisons déjà si peu notre mental, à quoi bon alors chercher l’illumination? Cette « chose » qui, par essence, se déroberait dès qu’on veut l’atteindre; cette « chose » qui ne nous demanderait rien pour être là. (Et ce serait bien là le problème!)
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 1 septembre 2007
1/2
Méditer. Voir
que la pensée que l’on veut oublier se raccroche de plus belle. Vivre physiquement cette tentative de rupture du lien tel un élastique qui se tend, se tend… pour oublier la pensée et aller jusqu’à la cassure. Voir  combien il est difficile de se débarrasser de ce que l’on se propose d’éliminer. Constater éventuellement que laisser faire est plus efficace pour cela...
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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