méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Mercredi 31 octobre 2007

« Peindre est un état d’être… La peinture est découverte personnelle. Tout bon peintre peint ce qu’il est. »
Ce que Jackson Pollock dit de la peinture, comment le méditant pourrait-il ne pas y souscrire en considérant sa contemplation? À la différence toutefois qu’il ne se considère pas du tout comme bon: sa première découverte a été celle de sa propre suffisance, qui maintenant le dégoûte.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 30 octobre 2007

Pour ce devoir de vacances d’automne, considérez d’abord, chers amis, ces réflexions glanées au fil de lectures:

« Un observateur impartial venu d’une planète plus évoluée, et qui d’un coup d’œil considèrerait cette histoire [de l’homo sapiens] de Cro-Magnon à Auschwitz, conclurait sans nul doute que notre espèce est un produit biologique admirable à certains égards, mais dans l’ensemble profondément morbide, et que les conséquences de sa maladie mentale l’emportent de beaucoup sur ses réussites culturelles s’il s’agit d’évaluer ses chances de survie. »
(Arthur Koestler, Janus, Calmann-Lévy, 1979, p.15)

« Dans « Tout change parce que rien ne change », il [J. F. Kahn] bouleverse les idées reçues que nous caressions il n'y a guère encore à propos de la notion de progrès. Il faut dire qu'elle en prend un coup, ces temps-ci. La moindre allusion à des lendemains qui pourraient encore chanter se heurte à l'incrédulité et à l'hilarité générales. Qu'il puisse y avoir un sens à l'histoire laisse sceptique le plus confiant. »
(Jacques De Decker, le Soir du 27/07/1994)

« Par ailleurs, évidemment que dans les années 80, on savait que c’était bien parti pour ne pas s’arranger. Mais il y avait encore des gens qui pouvaient croire le contraire, alors qu’aujourd’hui, il faut être balaise en optimisme pour imaginer que les décennies à venir vont être pimpantes. »
(Interview de Virginie Despentes par Philippe Manche, le Soir du 14 & 15/08/2007)

« A travers une modeste peinture accrochée à côté, où un triste cabot se laisse submerger par la pluie, l’artiste rappelle ce que l’on voudrait oublier: décidément il fait un temps de chien. Un temps à ne pas mettre une utopie dehors. Ce monde qui semble étourdiment s’élancer vers sa fin, Ardouvin sait merveilleusement en cristalliser le dernier souffle ; […] »
(Article du Monde du 27/10/2007 d’Emmanuelle Lequeux sur l’artiste Pierre Ardouvin)

Et vous, qu’ajouteriez-vous à ce florilège? Que pensez-vous du pessimisme de l’époque?

Mais surtout, surtout, pour vous qui n’ignorez pas que tout est mental - « Une chose dont on ne parle pas n'a jamais existé », disait a contrario Oscar Wilde -, le fait que l’on suggère de plus en plus ouvertement qu’est venu le temps de la fin de l’homme, qu’implique-t-il? Les pensées que nous émettons se matérialisent-elles toujours quelque part, comme le pense le poète Julos Beaucarne? Sommes-nous descendus en enfer parce que, comme Rimbaud, nous nous y croyons (et chacun sait que l’on ne sort pas de l’enfer)? Et que penser de l’observation d’Eliphas Levi  « Nous voudrions faire observer que tout ce qui porte un nom existe; on peut prononcer des paroles en vain, mais ces paroles en elles-mêmes ne sauraient être vaines, et le langage a toujours un sens  » si ce nom prononcé est fin - notre fin, par notre faute?

S’agissant d’un devoir de vacances, vous avez quinze bons jours pour affûter vos réflexions et éclairer notre - dernière ? - lanterne…

par Marc publié dans : devoir de vacances
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Lundi 29 octobre 2007

Regina Hayduk
1949 - 1980,
Un poème de Goethe,
Maria Gansebohm (25/3/1910 - ?/10/1965)
(Cimetière de Bodenteich, Allemagne)

Ailleurs, en Suisse, au cimetière de Clarens, où Vera et Vladimir Nabokov sont devenus pour l’éternité ou presque, les voisins de Kokoschka...

Les cimetières sont les plus beaux lieux de promenade, les plus métaphysiques, les plus spirituels. Il faudrait en visiter tous les jours.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 28 octobre 2007

« Dieu » semble partager la douleur du monde de façon relativement équitable entre tous les vivants, ces êtres qui pour un temps sont extirpés du Grand Vide pour prendre conscience de lui dans la douleur d’exister; et pour certains, ceux par qui il s’accorde sans doute son propre pardon, dans l’extase d’être.
Peut-être est-ce là sa compassion, ce partage; et toute sa magnanimité, cette concession parcimonieuse et pusillanime d’extase.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 27 octobre 2007
Si « Dieu » avait un minimum de considération pour nous, ne nous aurait-il pas fait aller de la mort vers la naissance et non l'inverse?
Il n’y aurait que le jivanmukta, le libéré de son vivant, qui sortirait bien, lui, de la mort et se dirigerait vers le commencement: la paix, le vide. Cela n'empêche que ce ne doit pas être un cas courant et que cette exception ne semble pas dédouaner le créateur de la souffrance qui serait la croix de quasi tout le monde incarné.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 26 octobre 2007
Nous aurions reçu un cerveau pour douter et non pour croire.
Toute croyance serait bêtise. Une cervelle de perroquet y suffirait.
Évoluer vers la libération requerrait de l’homme, outre de la compassion, une utilisation du cerveau à sa juste compétence.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 25 octobre 2007

Le mental ne pourrait être libre constamment, c’est peut-être pourquoi il se fait si bien entendre quand cela lui est possible. Si nous étions sans entraves, son inventivité serait probablement tellement constante et homogène que toute trouvaille y serait indécelable, pour ne pas dire impossible. Dans ce firmament bleu de créativité permanente, voué à un éveil continu et donc pesant, le ciel lui-même existerait-il encore? Ne serait-il pas mort d'ennui, noyé dans l'informe, dans l'incolore?
Ne subsisterait que ce qui se démarque. Le bleu n’existerait que parce que tout n’est pas bleu.
L'existence serait changement. L'essence serait ennui, inconscience de soi-même.
Au fait, tout cela impliquerait-il que Dieu lui-même ait besoin de la conscience que nous lui donnons (à lui qui est nous, c’est entendu) et que, malgré sa toute puissance, il ne puisse respirer sans sa création? Ce serait bien triste.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 24 octobre 2007

À notre droite, l’enfer des autres, les crocs-en-jambe des collègues, les menaces du patron, les petites laideurs du quotidien, bref le travail alimentaire.
À notre gauche, la paix mentale des solitudes hautes.
Que choisir?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 23 octobre 2007

« Pourrait-on supposer qu’il ait refait sa vie, sous un nouveau nom, après avoir traversé de graves ennuis ? », se demande notamment Roger-Pol Droit*, parlant de Dieu.
Espérons alors qu’il reste discret pour toujours, et qu’il ne nous fasse pas l’article un jour prochain: « Je suis silence, je ne suis rien. » On le voit déjà venir...




*: Commentant dans sa chronique du Monde des livres du 19/10/07 un ouvrage de François Gachoud Par-delà l’athéisme.

par Marc publié dans : actualité
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Lundi 22 octobre 2007
Pour la plupart des pratiquants du hatha yoga traditionnel indien, cette discipline vise à préparer leur corps (sa souplesse, sa respiration) et à accumuler une énergie suffisante pour maîtriser quelque peu leur mental. Ils en récoltent surtout les fruits durant la longue assise en silence qui clôture leur séance journalière, leur sadhana. Mais il s’agirait là d’une vision triviale, exotérique de la chose.
Certains verraient et iraient plus loin. La maîtrise en question deviendrait d’abord bâillonnement total, temporaire certes mais total. L’étape suivante (correspondant à une pénétration encore plus ésotérique de la conscience) serait celle où le mental peut s’éteindre quasi à volonté. Seuls certains yogis y parviendraient: Assis par exemple en face d’un paysage, celui-ci les enchante et les ravit à eux-mêmes. Pendant quelques instants d’éternité, plus rien ne compte que cet autre univers dans lequel ils ont pris place… Ils ne pensent plus,  même s’ils savent que ce qu’ils vivent est rare…
par Marc publié dans : yoga
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Dimanche 21 octobre 2007
« J'ai une mémoire extraordinaire... j'oublie tout », disait Jules Renard. Cette jolie formule me revint en mémoire alors que, méditant, j'essayais de me persuader qu’il était accessoire de se rappeler cette chose précise mais sans grande importance que j’avais sur le bout de la langue et dont l’oubli m’agaçait.
Elle réapparut toutefois vaguement. C’était une sorte de paradoxe.
Content de moi, j’essayai de ne plus y penser, de ne pas fixer cette idée qui ne venait pas vraiment clairement à l'esprit. Mais plus j'essayais de l'oublier, de penser totalement à autre chose, plus s’incrustaient les désirs de rappel et de fixation.
Puis, j'ai pensé que si j'écrivais, c'est pour n'avoir jamais à retenir. Et que, curieusement, c'était dans cette « acceptation de l'oubli »,  qui est une façon de se débarrasser de ces fulgurances sans qu'elles soient tout à fait perdues, que se forgeait une certaine mémoire.
Ainsi, ce paradoxe dont je ne parvenais pas à bien me rappeler (ne le voulant pas au fond, et lui, en réaction, refusant de s'en aller) m'est-il alors revenu clairement, pendant que j'écrivais ces mots dans la lumière du jour se levant dans la gloire, moi qui ne pensais plus à lui, moi qui réfléchissais à d’autres choses, à savoir à ma démarche d'écriture, à l’acceptation de l'oubli et au curieux processus de renforcement de la mémoire.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 20 octobre 2007
2/2
Et si la véritable illumination n'avait pas de représentation mentale**? Et si elle ne venait de nulle part et surgissait par surprise? Toute illumination attendue, exigée*** même, ne laisse-t-elle pas perplexe, à tout le moins?




**: Notamment l’idée que l’avoir atteinte donne les droits d’en parler et de prodiguer des conseils.
***: On peut se demander ce qui serait arrivé si le Bouddha n'avait pas fait l'effort nécessaire (53 jours assis au pied d'un arbre, paraît-il), lui qui savait (paraît-il encore) que l'illumination lui était enfin due pour avoir parcouru le samsara durant d'innombrables existences de plus en plus vertueuses. L'illumination serait-elle advenue dans son incarnation suivante, sans effort alors? Ou serait-il retombé au bas de l'échelle des incarnations, pour n'avoir pas saisi sa chance dans cette vie par l'effort?
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 19 octobre 2007

1/2
Il y a beaucoup de façons de s’asseoir pour méditer. Combien de bonnes? Et qu'est-ce que « bonnes » veut dire ici?
Il y a beaucoup d'endroits où s'asseoir dans une pièce. Pourquoi ne pas s’asseoir là où nous en avons envie maintenant?
Le Bouddha, lui, s'était assis et n'avait pas voulu se relever avant d'avoir connu « l'illumination ». Si celle-ci n'avait pas eu lieu, il en serait mort. Mais de quoi s'agissait-il réellement? Cet événement correspondant un peu trop bien à l'idée que le Bienheureux semblait s’en faire, n’a-t-il pas tout simplement été, n’en déplaise à ses estimables disciples, un artifice de l’instinct de survie* sous l’apparence de la satisfaction d’une revendication radicale? La question mérite d’être posée...




*: À moins bien sûr qu'il ne s'agisse, dans cette issue heureuse, dans cette résolution fondamentale, d'avoir trouvé comment vaincre cet instinct de survie, justement: le Bouddha, devenu alors illuminé, jivanmukta (cet être libéré du désir d’incarnation), serait mort à une certaine existence où l'instinct de survie est omniprésent. Son déconditionnement aurait alors été total.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 18 octobre 2007
Éternel serait un qualificatif de l'Ultime en cela - et en cela seulement ? - que méditer sur le concept d’éternité mènerait à la cessation de la pensée.
La pensée, en effet, serait foudroyée quand elle touche*,  même un fugitif** instant, ce domaine qui la dépasse.
Cela dit, aucune évocation de l’éternité ne pourrait cerner Réellement l'éternité de l'Ultime. Elle et Lui seraient définitivement hors d'atteinte.




*: Touche: « évoque » mais aussi « atteint ».
**: Fugitif en tant qu'opposé à « éternel », pratiquement comme le zéro est opposé à l'infini.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 17 octobre 2007
(Tel un yogi sous un arbre neem s’asseoir et…)
Ne penser qu’à libérer le monde du tumulte de sa propre mémoire.
Faire au créateur le don de son abandon.
Jeter l’éponge et tendre vers (l’hypothétique) où le vide suffit.
Bref, dire non merci à tout, absolument tout.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 16 octobre 2007
Énoncer que le futur est un présent non encore inscrit dans la mémoire, c’est peut-être donner à l’avenir sa moins mauvaise définition, mais c’est encore un tant soit peu l’inventer, imaginer qu’il est Réel, alors qu’il n’est, dit-on, qu’illusion pour celui qui est.
Montrer le caractère illusoire du passé avec les arguments de celui qui pense semble encore plus malaisé.
Et pourtant, écoutez la nature, plongez dans les abysses du silence: seul le présent... Mais comment le dire?
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 15 octobre 2007
Notre erreur serait de placer le présent dans le temps, entre le passé et le futur. Ce présent-là n’existerait que dans la mesure où, comme le passé et le futur, il serait créé par notre cerveau à d’utiles fins de positionnement et de cohabitation notamment.
Mais pour appréhender le réel, celui de la nature non pensante, celui de l’essentiel du monde, celui de la conscience de l’univers, notre cerveau serait pris au dépourvu.
Le présent, en réalité, ne serait pas affaire de temps, il n’aurait pas la consistance du désir, il ne serait pas maya (l’illusion), il serait Brahman (la Réalité Ultime).
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 14 octobre 2007

Le monde se partagerait entre ceux qui font d’un rien une montagne et ceux qui font l’inverse.
Philosopher pour changer de camp. Puis méditer pour réaliser que ce rien est encore de trop.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 13 octobre 2007
Tout être humain ou presque balancerait entre l’intuition (souvent inconsciente) que ce n’est pas humainement moral de reproduire la souffrance et son envie (dont les causes possibles, souvent inconscientes aussi, seraient nombreuses: instinct, besoin de sécurité pour l’âge avancé quand on retombe en enfance, mimétisme, peur de l’ennui, ou de la solitude, ou du qu'en-dira-t-on-si-on-ne-le-fait-pas, etc, etc…) de se reproduire quand même.
Et ce serait de la culpabilité (souvent inconsciente encore) d’avoir succombé à cette envie que découlerait cette humanité disharmonieuse et tellement insane qu’aujourd’hui elle est enfin en passe de réussir son suicide.
(Porter l’inconscient vers la lumière: une des définitions possibles de la méditation.)
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 12 octobre 2007

Toute simplification de la complexité du monde serait à jamais temporaire, et réaliser cela, ce serait voir s'introduire par une nouvelle porte le concept d'infini. La réalité ultime serait toujours à distance de celle que l'on vit.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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